search instagram arrow-down

Si vous ne me suivez pas sur Twitter, où je suis le plus actif, mais que vous voulez être prévenu.e par mail à chaque article. ;)

Rejoignez 89 autres abonnés

Mes réseaux

Archives

U-H-L #35 – Simulacres Martiens, Eric Brown

Impostors (Little by Little) – The Fratellis (extrait de l’album Eyes Wide, Tongue Tied)

Je suis un peu embêté. De base, je n’aime déjà pas trop chroniquer des lectures qui me déçoivent, mais c’est encore pire quand c’est un cadeau venu de gens que j’aime beaucoup et dont j’aime encore plus le travail. Alors avec mes remerciements pour le SP, chère équipe du Bélial’, veuillez aussi accepter mes excuses.
Alors c’est pas que Simulacres Martiens fût mauvais, loin de là ; mais force est de reconnaître qu’entre ce que je m’imaginais et ce que j’ai lu, il y a une distance dommageable qui me fait finalement livrer le verdict suivant sur ma lecture :
Meh.

Et pourtant, j’étais vraiment enthousiaste, au départ. L’idée d’une uchronie littéraire croisée faisant intervenir Sherlock Holmes et son éternel Watson dans un monde où les martiens de La Guerre des Mondes d’HG Wells ont gagné et asservi la Terre, il faut dire que ç’a grave, grave de la gueule, franchement. Mais comme toujours, une bonne recette ne garantit pas que le plat sera bon à l’arrivée. En l’occurrence, je dirais qu’il était largement comestible, mais manquait de consistance et d’assaisonnement (j’ai faim). Je dirais que le problème, assez tristement, c’est qu’au delà de l’idée elle-même, ça manquait de consistance, oserais-je dire d’un petit supplément d’âme.

Parce que le problème, quand on convoque de telles monstres que Conan Doyle et Wells, c’est qu’il faut avoir de quoi soutenir le poids de l’héritage qui va avec. Et autant pour Wells, je trouve que l’exploitation du concept de base et sa continuation était assez maline et volontiers surprenante à plus d’un titre, autant pour Conan Doyle, je suis salement resté sur ma faim. La faute tout d’abord à l’aspect un peu trop spectateur de nos deux héros qui suivent les événements et s’y laissent ballotter sans réellement y participer ou même avoir la moindre influence dessus, ce qui est éminemment frustrant, surtout quand Sherlock Holmes est là et qu’on n’a pas vraiment le droit à une enquête à proprement parler, ni même à d’habiles déductions du cru.

Alors certes, il y a sans doute une question de cadrage à envisager, puisque cette novella fait suite à une nouvelle parue dans Bifrost, et s’inscrit apparemment dans une continuité à venir, étant donné qu’on a le droit à un coda après sa fin. De fait, ce récit se situerait donc à un point un peu bâtard dans l’univers co-construit par Eric Brown, devant tout à la fois faire œuvre d’exposition et d’action pour introduire toutes ses dynamiques et ses enjeux dans un volume très restreint ; je crois que c’est là que se niche tout le problème à mes yeux. Je ne peux pas décemment dire que c’était mauvais, ou décevant en soi ; simplement que ce n’était tout bonnement pas assez. Arrivé au bout, j’en voulais certes plus, mais tout de suite, avec l’élan pris : j’avais le sentiment que l’histoire avait à peine démarrée. Et je l’ai toujours, d’ailleurs ; on est dans le triste cas où ça se termine peut-être précisément là où ça devrait commencer. Dans l’optique d’une œuvre plus large, d’un univers étendu à d’autres aventures qui s’enchaineraient et seraient activement liées, je pourrais être curieux ; en l’état, je dois dire que je ne le suis que modérément.

Un bon vieux cas de décalage entre le souhait du contenu et le contenu réel ; j’ai été floué par mon enthousiasme initial et une envie d’autre chose. Sympathique, certes, mais sans plus. Il y a de l’idée, oui, mais pas exécutée comme je l’aurais voulu compte tenu des promesses implicites faites par ce que je savais de l’ouvrage, que je m’étais un peu faites à moi-même, de fait. Je demeure tout de même convaincu que la figure de Sherlock Holmes aurait pu et dû être mieux utilisée, mais c’est peut-être une question de sensibilité, et/ou à charge de revanche. J’ai la ferme intention de lire toutes les publications en UHL à terme ; si je dois y retrouver Eric Brown, ce sera avec une envie de vengeance, du genre qui souvent me réussit. Nous verrons alors.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

8 comments on “U-H-L #35 – Simulacres Martiens, Eric Brown

  1. Yuyine dit :

    Arf… Bon, je me suis acheté la novella avec de grosses attentes et je me prépare donc à la déception. D’autant que je n’ai pas lu la nouvelle dans Bifrost. Well… tant pis.

    J’aime

    1. Laird Fumble dit :

      Tu vois c’est pour ça que je ne lis aucune chronique avant d’avoir lu moi-même. ‘^^
      Désolé, du coup.

      J’aime

Votre commentaire
Your email address will not be published. Required fields are marked *

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :