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Blues Pour Irontown, John Varley

The Burnin’ – Nik Ammar

Si l’adage nous dit, à raison, qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture, je ne boude jamais le plaisir, à l’occasion, de me laisser séduire par cette dernière. Ce fut le cas lorsque j’aperçus Blues Pour Irontown dans un rayon, qui confirma à mes yeux mon attachement au talent d’Alain Brion, déjà auteur des magnifiques couvertures du cycle des Dieux Sauvages de Lionel Davoust. Une sublime illustration qui me promettait une aventure de science-fiction, peut être cyberpunk, probablement sur la Lune, avec un homme et son chien.

Bingo. Puisque nous suivons les aventures de Chris Bach, détective privé sur Luna et de son chien Sherlock, génétiquement modifié pour en faire un spécimen supérieurement intelligent et donc d’une aide précieuse lorsqu’il s’agit d’enquêter.
Le contexte est donc celui d’une colonie lunaire extrêmement avancé, proche d’un certain niveau d’utopie, où il semble que les conditions de vie soient assez tranquilles, où le travail de Chris Bach est tellement rare en tant que détective privé qu’il occupe le reste de son temps à chasser les responsables de mauvaises odeurs pour le compte de la police, l’un de seuls véritables crimes qu’il reste à gérer sur Luna.
Jusqu’à ce qu’une étrange femme se présente à son bureau pour lui confier une affaire étrange. De là commence une enquête qui amèneront Chris et Sherlock à devoir fouiller plus profondément dans les entrailles de Luna, quitte à devoir s’attirer des ennuis de taille.

La première originalité du récit est qu’il est partagé entre les points de vue de Chris et Sherlock, apportant tous les deux des perspectives différentes sur l’aventure qu’ils partagent, en alternance. Les chapitres où Sherlock nous raconte sa version de l’histoire sont les plus enlevés et amusants du roman, à la fois par l’addition de notes de sa traductrice, presque un troisième personnage principal, mais surtout par le ton qu’il emploie, souvent surprenant mais probablement une des retranscriptions les plus fidèles que j’ai pu lire d’un processus de pensée canin, aussi intelligent fût-il.
Le personnage de Chris est aussi assez intéressant, passionné de films noirs à un degré quasi-obsessionnel, avec un bagage traumatique et émotionnel très bien travaillé tout le long du récit, au sein d’une société où l’on pourrait s’attendre à ce que ça en soit pas vraiment le cas.
L’enquête quant à elle est rondement menée, prenant pleinement appui sur un contexte technologique bien construit, jouant des faux-semblants et des attentes avec une certaine habileté. On explore Luna avec plaisir, on rencontre quelques personnages secondaires assez savoureux, et on en profite pour en apprendre un peu plus sur Chris et Sherlock, leurs passés et relations respectives en passant. Aucune raison de bouder son plaisir donc.

Seulement voilà. Alors que j’avançais dans le roman, force fût de constater que mon rythme habituel n’était pas respecté ; moi qui ait l’œil vif, j’allais trop lentement. Je me suis arrêté un instant pour essayer de comprendre. Tous les ingrédients étaient réunis pour que je prenne mon pied, mais pourtant, la recette ne prenait pas, sans que je sache quel ingrédient aurait pu être en trop ou en déficit. Juste ce sentiment diffus mais tenace qu’il manquait un certain supplément d’âme au roman pour que je puisse en jouir pleinement. C’était frustrant. Une petite recherche m’amena bien vite à saisir un premier élément de réponse. Blues Pour Irontown est un troisième tome. A inclure dans la trilogie des Gens de la Lune. Ah. D’accord. Mais bon, étant donné la présentation par Denoël, qui ont également publié les deux premiers, il semblerait que les tomes soient indépendants, et en plus, j’ai absolument tout compris à ce qui se passait dans celui ci, aucun déficit de compréhension qui expliquerait ma déception…
Je m’en suis donc ouvert sur Twitter, et on m’a gentiment expliqué que malgré leur indépendance, les tomes sont interconnectés et éclairent mutuellement différents aspects d’une seule et même grande Histoire. Mea Culpa donc.

Dans l’ensemble, avec ce manque de contexte, bien que le roman soit clairement auto-suffisant, je pense que ce supplément d’âme manquant se retrouvera sans doute dans les deux premiers tomes que je vais essayer de me procurer afin d’affiner ma vision du troisième.
Une lecture très correcte, avec quelques excellentes idées, bien que parfois un peu trop mécaniquement exécutées, et une conclusion un peu trop précipitée à mon goût. Mais aucune raison de bouder son plaisir dans l’ensemble, surtout en considérant mon erreur de démarrer par la fin.
Morale de l’histoire, une jolie couverture c’est bien, ça donne envie, mais ça ne dispense pas de se renseigner un peu avant de se lancer.

Au plaisir de vous recroiser,
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

3 comments on “Blues Pour Irontown, John Varley

  1. Anouchka dit :

    Pour moi, Blues pour Irontown est un mauvais Varley.
    Qui se passe dans l’univers effectivement de Gens de la Lune et du Système Valentine, au panthéon de mes lectures, des romans sublimes et inventifs dont je garde un vif souvenir encore des années après leur lecture, mais qui n’apporte strictement rien de neuf à ces deux derniers.
    Go go go lire Gens de la la Lune puis le Système Valentine pour un choc littéraire !

    J'aime

    1. lairdfumble dit :

      Je crois bien que quelqu’un va m’offrir les Gens de la Lune tout prochainement ; ce sera l’occasion de voir si je suis d’accord avec toi. 😉

      Aimé par 1 personne

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