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Hotel Parallell, Alexis Flamand

No Brains – Sum 41 (extrait de l’album Does This Look Infected ?)

Aussi rare que ce soit sur ce blog, aujourd’hui, on va parler Littérature Jeunesse. Si j’ai déjà pu y faire quelques incursions (très) chanceuses par le passé, surtout du côté du Young Adult, je reste assez frileux quand il s’agit de m’y tenter, parce que je sais que la plupart du temps, je ne suis pas du tout le public cible, ce qui a tendance à gâcher un peu l’expérience. Les exceptions auxquelles je consens sont toujours des audaces calculées ou des preuves de confiance envers des personnes qui bénéficient du soutien de la Théorie ou d’une expérience de lecture bien établie chez moi.
Dans le cas qui nous concerne aujourd’hui, c’était bien la confiance qui m’a amené à franchir le pas, puisque j’adore le travail d’Alexis Flamand et sa trilogie d’Alamänder (dont la chronique du premier volume est disponible ici), et que ayant pu bénéficier d’un certain teasing au long cours sur le contenu de ce roman jeunesse, j’étais très curieux de lire le résultat final. Alors certes, j’étais prudent, tout de même, parce que je savais qu’un format jeunesse allait me dépayser du travail que je connaissais et que je ne serais pas vraiment dans ma zone de confort ; mais tout de même, je voulais être de cette petite aventure à mon échelle.
Et donc, avec cette chronique vient évidemment le moment du verdict, qui est exactement celui que j’avais prédit dans ma tête ; à savoir que c’est bien, évidemment, mais que le format jeunesse, tout de même, m’a empêché de profiter autant que je l’aurais voulu des audaces d’Alexis Flamand.
Après vous, que je vous explique.

Will, à la recherche d’un job d’été, trouve une petite annonce dans le journal lui indiquant que l’Hotel Parallell recrute. L’occasion est évidemment trop belle pour qu’il passe à côté et se précipité à l’adresse indiquée pour y proposer sa candidature. Sauf qu’une fois sur place, son enthousiasme initial est un peu refroidi par l’accueil, l’étrangeté de l’endroit, mais surtout par la tentative de meurtre commise sur lui par un groom possédé par un champignon maléfique dans l’ascenseur censé l’amener à Mr Arbogast, détective officiel de l’hôtel. Et ce n’est évidemment que le début de ses ennuis.

Passons d’abord sur le constat le plus évident et le moins réfléchi de tous pour pouvoir ensuite me concentrer sur ce qui est vraiment important dans mon ressenti personnel ; à savoir que ce roman va évidemment beaucoup trop vite à mes yeux. Forcément, puisqu’on est en Jeunesse, et qu’il ne s’agit pas de faire dans le détail et les considérations ultra-nuancées, plutôt dans l’intensité et le rythme. Ce n’est pas un véritable défaut, c’est plutôt une particularité technique, une question de format. Cependant, avec un concept tel que celui de ce roman, si ça n’avait tenu qu’à moi, j’en aurais évidemment pris beaucoup, beaucoup plus, et avec bien plus de détails et de considérations secondaires, histoire que tout cela gagne en épaisseur comme en profondeur dans l’ensemble du récit. J’ai une faiblesse toute particulière pour le lore dans ce genre d’univers (à lire au pluriel).

Mais au delà de ce constat un peu abrupt et sans doute aussi injuste, il faut bien dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, quand même, ce qui est sans doute l’essentiel à signaler. On y retrouve l’écriture et l’humour très techniques d’Alexis Flamand, qui ne laisse jamais rien au hasard, que ce soit pour préparer au mieux ses rebondissements comme ses blagues et ses bons mots, ou évoquer avec une certaine intelligence pudique des problématiques modernes qui m’ont personnellement touché, ne serait-ce que pour l’idée d’en parler. Tout le concept général, principal argument du roman, est une mine d’or de situations et d’idées assez exceptionnelles par leur audace et leur créativité alors même que le récit se concentre sur très peu de ses aspects ; laissant une place littéralement infinie à tout ce que le cerveau joyeusement bordélique d’Alexis Flamand voudra bien créer par la suite, toujours avec la même cohérence.

Alors oui, je suis clairement resté sur ma faim ; pendant ma lecture d’abord, parce que j’aurais aimé que le roman prenne plus son temps afin de me montrer et m’expliquer plus de choses ou approfondir ses personnages, puis à sa conclusion, simplement parce que j’en aurais pris volontiers beaucoup, beaucoup plus. Ce qui est quand même un sacré gage de qualité devant l’éternel. Alexis Flamand ne m’a évidemment pas déçu, d’autant plus qu’il me semble que la conclusion de ce roman laisse la porte ouverte à bien d’autres aventures pour Will et Mr Arbogast, ce dont je pourrais bien me repaître avec plaisir si l’occasion devait se présenter.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

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