search instagram arrow-down

Si vous ne me suivez par sur les réseaux sociaux, où je suis le plus actif, vous pouvez être prévenu.e par mail à chaque article.

Rejoignez les 137 autres abonnés

Infos Utiles

Mes réseaux

Archives

Univers 08 – Mars 1977

Vraiment, c’est…
Toutes mes excuses.

Alors j’avoue, c’était pas au programme, initialement. j’ai toujours une PàL du diable, avec des SP dedans et des envies que j’ai bien trop fait patienter.
Mais, par un hasard rigolo qui fait bien les choses, je me suis retrouvé à conseiller à un ami à qui je fournis mes services de relecteur de lire du Robert Sheckley pour trouver de l’inspiration pour une de ses nouvelles ; et quitte à lui conseiller de le lire, autant lui fournir clés en main de quoi suivre ce conseil : je suis un professionnel. Alors j’ai fouillé dans mes vieilleries anthologiques dans l’espoir de lui dégotter un texte qui colle à ses ambitions, en terme d’ambiance et de narration, en plus d’un exemplaire de prêt du Temps des Retrouvailles où je sais qu’il trouvera son bonheur. Ou tout du moins où j’ai le sentiment qu’il y a des textes collant à l’intention de mon conseil.
Et bref, je crois avoir également trouvé un texte idoine dans ce numéro d’Univers. Mais quitte à lire la nouvelle pour être sûr, autant me faire une petite plongée, lier l’utile à l’agréable.
On se mouille d’abord la nuque avec le désormais traditionnel édito cringe d’Yves Frémion qui heureusement ici ne fait pas preuve de misogynie mais compense par une diatribe anti-science qui réussit l’exploit d’être à la fois moderne et complètement ringarde en passant par un moment de gêne où on se rend compte qu’il aurait presque pu raconter quelque chose d’intéressant quand il évoquait la corruption de la science par ses voisin·e·s la technique et le commerce. Ça se joue à rien.
Mais bref : plouf.

Oiseau des tempêtes, rêveur des tempêtes, J.G. Ballard
Même si notre relation est compliquée, avec cet auteur, et que j’ai toujours un peu peur en attaquant un de ses textes, je suis content de pouvoir tenter, petit à petit, de le découvrir et de mieux le comprendre.
Ici, il nous offre un remake halluciné des Oiseaux d’Hitchcock/Daphné du Maurier, avec ce bord de mer victime des attaques régulières d’aviens hypertrophiés, nés des tempêtes côtières ; où nous suivons un ancien paysan reconverti en protecteur de son village, assoiffé de sang, de plumes et de reconnaissance, qui s’éprend d’une étrange femme qui collecte des plumes blanches parmi les innombrables cadavres des victimes. L’argument fantastico-science-fictif est ici surtout prétexte à un numéro d’études de mœurs de la part de l’auteur, et force est de reconnaître que ça marche très bien, d’autant plus à l’aune de sa chute savamment amenée. Une ambiance bien glauque, chargée de malaise, des personnages à la fois étranges et familiers, une intrigue restreinte et tendue, perchée juste comme il faut pour jouer sur les deux tableaux, ça joue très élégamment sur le sous-texte ; c’est probablement ce que j’ai lu de plus réussi chez Ballard jusqu’ici, sans doute parce que cette fois j’ai compris de quoi il était exactement question. Espérons que ça éclaire un peu mes futures lectures signées de son nom ; je sens que son talent singulier saura me récompenser d’une certaine reconfiguration de mon regard sur son travail.

Tulpa, Jack M. Dann
C’est pas nouveau : je ne goûte que moyennement les explorations de la thématique sexuelle dans ma littérature. Avec le temps, j’ai compris que c’était surtout la perspective hétéronormée et corrompue par la prédation patriarcale qui avait tendance à me mettre profondément mal à l’aise : l’impression que les auteurs – et j’insiste sur l’absence d’inclusivité de ce masculin ici – auxquels je devais me confronter écrivaient d’une seule main. Alors certes, il y a aussi eu des autrices qui ont su me gêner avec une vision presque sacrée de l’acte sexuel, l’infusant de rituels et de transcendances qui me paraissaient aussi désuètes que malsaines ; mais bon : les hommes sont majoritairement le problème, ne nous mentons pas.
Et bref, ici, ça parle de cul. Et pas qu’un peu. On est directement plongé dans la psyché d’un type qui a clairement des problèmes. Des problèmes avec sa vision des femmes, avec le sexe, avec la différence entre un acte sexuel fantasmé et la réalité dudit acte, particulièrement. Et je suis mitigé.
Parce que d’un côté, je suis bien obligé de reconnaître la pertinence d’une grande partie du propos sous-jacent de la nouvelle : on sait que le porno industrialisé et sa vision du sexe a fait énormément de dégâts sur la perception de l’acte pour des générations entières ; que ce soit écrit en 1977 ou même avant, avec une telle acuité, c’est impressionnant.
Mais de l’autre… Je ne suis pas convaincu que Jack M. Dann dresse ici un constat général ou systémique. J’ai plutôt eu l’impression d’un portrait se voulant singulier et extraordinaire ; celui d’un pervers, d’une exception, avec un côté un peu voyeuriste. Comme on pourrait faire le portrait fasciné d’un tueur en série sans s’inquiéter des conditions ayant pu l’amener à pouvoir commettre ses exactions sans être inquiété une seule seconde.
Alors certes, il y a quelques éléments de world-building imaginaire qui nourrissent le contexte de ce littéral délire sexuel, mais ils font plus acte de présence pour justifier les dérapages de l’auteur qu’ils ne permettent de construire la moindre réflexion complémentaire. Il s’agit avant tout, je crois, de montrer un type qui a de gros soucis, et de se vautrer dans son stupre avec juste ce qu’il faut de distance ironique pour ne pas pouvoir être accusé d’être complètement complaisant.
Et pour autant… Eh bah ça vise quand même assez juste, quoique peut-être involontairement. Ça ne révèle pas tant que ça se trahit, oserais-je. Un texte assez captivant, mais trop malgré lui pour que je sois enthousiaste, donc.

Évocation d’une image de décembre, Henry-Luc Planchat
Argument science-fictif minimal pour cette discrète uchronie laissant bien plus de place à un texte profondément mélancolique, au portrait d’un homme vieilli trop tôt, victime au long cours d’une guerre qu’on devine bien trop réelle.
Pas grand chose à dire, c’est très beau. C’est tacitement dur, mais infiniment doux et pudique tout à la fois pour contrebalancer. À noter la sublime formule « révolu mais immuable » à propos d’un souvenir émouvant, et les jolis sentiments nés d’une résilience qu’on aurait aimée pas nécessaire.
J’ai beaucoup aimé ce texte. Subtil et puissant. Du genre à faire pleurer d’autres pierres que moi, je crois.

Whistler, Ron Goulart
Une histoire de robot baiseur qui fout le zbeul dans la vie d’un mec lambda. Et c’est le genre d’histoire qui ne m’évoque guère qu’un tiède meh. L’impression de lire une péripétie basique dans une histoire pas finie. Rien n’y est particulièrement remarquable, dans un sens ou dans l’autre. Aussitôt lue, aussitôt oubliée ; l’effort science-fictif n’y est que prétexte à une exploration médiocre de thèmes classiques avec un vague petit twist. Du vaudeville du futur, en somme. Bof.

Intraphone, Ursula K. Le Guin
Alors mon ressenti, ici, il se découpe en quelque chose comme quatre parties.
Première partie : Oh tiens, c’est marrant, j’aurais pas imaginé Ursula Le Guin faire dans l’humoristique, surtout avec une forme uniquement dialoguée, ça va être intéressant, ouvrons nos chakras et voyons ce qu’elle nous réserve.
Deuxième partie : Ouais bon, c’est rigolo, mais on sent bien l’intellectuelle forcenée ; même son absurde il en fait des caisses dans le conceptuel. J’en viendrais presque à me demander si le ton de l’ensemble est pas un poil narquois, quand même, ça confine à la parodie un brin moqueuse de Star Trek et certains de ses ses épisodes les plus perchés. Y a des fulgurances, mais sur le fonds, c’est quand même un peu poussif, du coup.
Troisième partie : Hey mais attends. Ce texte m’est étrangement familier, d’un coup. Est-ce que… *Fouille un peu internet*
Ah bah oui, de fait : cette nouvelle est au sommaire des Quatre Vents du désir. Ceci explique cela. Du coup, si je ne m’en souvenais qu’à moitié, c’est sans doute que…
Quatrième partie : Ouais, bon. Certaines saillies sont effectivement drôles, pour une femme (c’est une référence au texte, patapé), mais dans l’ensemble, j’ai quand même l’affreux sentiment que ce texte ne va nulle part. De l’absurde pour de l’absurde, poussant certains potards du nébuleux bien trop loin. Même pour rigoler, Ursula Le Guin continue à me donner l’impression de trop régulièrement pontifier, c’est terrible.
Alors est-ce que l’image que j’ai d’elle désormais teinte ce que je lis d’elle, et a fortiori encore un peu plus ce que je connais déjà d’elle : c’est fort probable. Mais n’empêche que même avec le bénéfice de la familiarité, la finalité et l’intentionnalité de ce texte m’échappe trop pour que je puisse affirmer en jouir sereinement. Et c’est dommage, parce qu’en vrai, conceptuellement, y a un peu de place pour quelque chose, ici.

À question idiote, Robert Sheckley
Je suis content pour deux raisons. D’abord, cf mon introduction, j’ai choisi un bon texte à confier à mon copain pour lui montrer en quoi Sheckley pourrait l’aider à la rédaction de sa nouvelle. Bravo moi.
Mais surtout : ah, un Sheckley en forme, quand même, ç’a une saveur bien particulière. Ici, on est sur une nouvelle teintée de philosophie, un brin acide, mais pas dénuée de tendresse pour autant ; et si les dates avaient seulement collées, j’aurais également subodoré un petit pied de nez bienveillant à la saga H2G2 de Douglas. Mais comme ce texte ci précède l’incarnation radiophonique de la célèbre trilogie en cinq volumes d’au moins un an… On ne peut guère qu’invoquer une inspiration future ou une intervention espiègle de la noosphère. N’empêche que cette légende d’une création capable de répondre à toutes les questions de l’univers, tournée de cette manière, ça marche super bien. C’est juste assez marrant, juste assez profond, juste assez frustrant pour taper en plein centre du diagramme de Venn qui lui sert de cible. C’est très malin, c’est du Sheckley. Miam.

Gueule d’atmosphère, Jean-Pierre Hubert
Un titre à la fois tout à fait indiqué et complètement à côté de la plaque. Parce qu’on est quand même très loin de l’ambiance Hôtel du Nord, en dépit du fait qu’il faut bien reconnaître à ce texte sa réelle qualité d’atmosphère.
Et bon sincèrement, en dehors de ça et du pivot conceptuel central du récit, plutôt malin, j’avouerais ne pas avoir été très client du travail de son auteur. Le problème, c’est que c’est très rigide, et ça s’appuie sur des codes un peu trop hermétiques pour nous permettre de rentrer dans le bain directement, à moins d’être très très client d’Orange Mécanique, où je crois que Jean-Pierre Hubert puise sans vergogne une bonne partie de son inspiration. Alors on n’est pas non plus sur du dérivatif complet et honteux, hein, c’est juste que certains éléments appuient un peu trop l’hommage pour que ce soit vraiment subtil.
Au final, une nouvelle dystopique pas dénuée d’intérêt, avec son duo père/fils cherchant à trouver l’accès à un monde meilleur, mais à l’exécution trop malhabile et indigeste pour remporter mon adhésion.

Samedi soir au poste d’observation de la femme blanche, Craig Strete
Deuxième rencontre avec l’auteur, à rebours, puisque la fort malheureuse première était dans le numéro 09 d’Univers, apparemment j’aime bien faire les choses à l’envers. À noter l’insistance très fière de la rédaction pour préciser partout où c’est possible que l’auteur est un natif Cherokee ; ça avait l’air de leur tenir à cœur, qui suis-je pour nier aux gens leurs plaisirs simples.
Blague à part, en vrai, la précision a de l’importance, puisque ce texte nous présente son protagoniste comme un Cherokee, pour ensuite nous narrer sa rencontre extraordinaire avec une femme blanche trop belle pour être vraie.
Et c’était bien mieux que la première fois ! Et une mention spéciale s’impose ici pour France-Marie Watkins qui a réussi un petit exploit de traduction, parvenant à rendre la gouaille argotico-familière de ce jeune étudiant aux fréquentations douteuses ; ponctuant presque chacune de ses phrases d’une punchline redoutable. Et de fait, sans être forcément renversant d’humour, c’est quand même extrêmement divertissant à suivre, cet exercice en fascination coupable, menant à une chute aussi déconcertante que frappante d’efficacité. C’était franchement pas mal. Un objet curieux.

Lettre d’un traducteur extra-terrestre à un auteur français de science-fiction, Yves Dermèze
Comme son nom l’indique.
Et c’est un peu du génie. C’est très court, mais ça parvient quand même à exécuter son concept à la con avec un sérieux impressionnant tout en prenant complètement son propre contrepied. Très drôle, j’adore.

Et ainsi se conclue la section textes de ce numéro. Attaquons le reste.
Avec d’abord une séquence bande dessinée, titrée Camouflage, par Sergio Macédo. Et comment dire. J’ai pas compris. Le dessin est pas moche, c’est tout ce que je peux vous dire. Et encore, me sachant aussi peu éduqué sur le sujet, si ça se trouve, j’ai tort.

Passons plutôt à l’interview de J.G. Ballard par Stan Barets.
Et que dire. Je reste un indécrottable réfractaire à la lecture de ce genre d’exercice tant que je n’ai pas une vision complète ou satisfaisante de l’œuvre de l’auteurice interviewé·e ; j’aurais toujours le sentiment que trop connaître le cuisinier m’empêchera de profiter à fonds de sa cuisine.
Et comme je ne connais pas beaucoup Ballard, le lire attaquer la fantasy parce que trop lointaine du réel et donc dénuée d’intérêt littéraire à ses yeux, ça projette sur lui une lumière snob qu’il ne mérite pas forcément, par exemple. Le lire livrer son analyse sur le sens qu’il a voulu donner à son île de béton fait que je ne vois plus vraiment d’intérêt à lire ce roman pour moi-même.
Après, bon, y a des aspects sympas dans cette interview. Comme y lire une énième formulation de l’idée que la SF n’est pas là pour émettre des prophéties mais anticiper des éventualités ; j’aime bien cette verbalisation. Comme j’aime beaucoup l’idée développée par Ballard autour du concept des mythologies modernes dont la SF peut et doit s’emparer pour les questionner ; même si c’est un peu négativement contrebalancé par son affirmation qu’il ne regarde pas les choses selon un axe gauche/droite.
Bref, il y a à boire et à manger, là-dedans. Pour qui connait et aime Ballard, c’est sans doute bien plus intéressant que pour mon regard profane qui ne connait que trop peu le bonhomme ou son travail ; mention spéciale aux questions posées, extrêmement spécifiques et réfléchies, tout de même. Peut-être qu’un jour, ce genre de ressources me sera utile. Peut-être.

Science-fiction et écologie, par Bernard Blanc. Avec le décalage temporel, un tel titre d’article promet.
Et c’est sincèrement passionnant. Déjà parce que l’angle choisi par l’auteur n’est pas tant thématique qu’historique ; son texte attaque frontalement le rapport entre l’écologie et son traitement politique par la science-fiction, de l’âge d’or à l’après guerre jusqu’au moment de la rédaction de la présente chronique. Et ensuite, parce que c’est bluffant de vérité et de modernité . Je pense qu’il n’y aurait rien à changer à ce que nous dit Bernard Blanc ici, uniquement à rajouter un nouveau chapitre parlant de solarpunk. Moi, quand je lis « La fin du monde n’est pas une question de morale […] mais l’aboutissement logique de rapports de forces entre oppresseurs et opprimés », je suis tout à la fois ravi devant l’efficacité de la déclaration que dramatiquement échevelé devant le fait que depuis 50 ans on a pas avancé d’un iota sur la question. C’était pareil qu’aujourd’hui déjà à l’époque, on a juste changé de production littéraire, et encore.
Ça cite Jean-Pierre Andrevon qui projette un futur habité par « l’électro-fascisme ». C’est quel niveau de déprime prophétique, ça, exactement ? Alors oui, avec suffisamment d’éducation, tout le monde à l’époque aurait pu le voir venir. Et nombreux·ses ont été cielles qui ont tenté d’avertir. Mais pour quel résultat, exactement ? Ça me fait câbler.
Par contre, je suis content d’avoir déjà lu Jack Barron & l’éternité, parce que Bernard Blanc le spoile comme un sagouin. Alors certes, ça va dans le sens de son impeccable démonstration et toutes les occasions sont bonnes pour parler de cette tuerie littéraire, mais quand même, ça se fait pas, quoi. Et derrière ça cite mon chouchou John Brunner – Tous à Zanzibar, sans surprise – pour louer sa volonté de faire du capitalisme l’antagoniste principal de certains de ses meilleurs romans. Le plaisir.
Avant de conclure sur une pulsion d’explosion dudit capitalisme.
Je ne connais pas ce Bernard Blanc, mais j’aime beaucoup son énergie.

Enfin, en conclusion, un hommage signé Jaques Sadoul à Maurice Renault, fondateur des éditions Opta, décédé en septembre 1976, soit 6 mois avant la publication du présent numéro.
En tant que patron d’Opta, initialement une boîte de pub, à laquelle il a adjoint une section éditoriale, Maurice Renault a contribué à la naissance de Fiction en France, puis plus tard Galaxie : je lui suis donc éternellement redevable. Comme je lui suis reconnaissant d’avoir dès le départ exigé la présence de noms français dans les sommaires de ses revues ; j’apprends au passage que je dois en vouloir un peu à Alain Dorémieux, à qui il a progressivement confié la revue, qui n’a pas suivi cette ambition. C’est pas pour être chauvin, mais il me paraît évident qu’un paysage éditorial sans auteurices du terroir local est voué à disparaître. Mais bref, un hommage indispensable, quoique peut-être un peu trop chiche et factuel pour un homme qui a clairement eu une réelle importance dans le petit monde de la SF française, sans parler de son impact dans la littérature policière. Et juste derrière, avant de dresser un inventaire des sorties à venir du troisième trimestre 1977, le même Jaques Sadoul nous rapporte la création d’un nouveau magazine de SF en lui souhaitant bon vent. Je suis peut-être bêtement procédurier ou ignorant des exigences de maquettes pour une revue telle qu’Univers, mais je trouve que coincer un hommage à un homme aussi influent que Maurice Renault entre la poire et le dessert, comme ça, ça manque cruellement d’élégance.

Mais bref, ça ne sert à rien de refaire le match avec 50 ans de retard en ignorant probablement l’essentiel de la réalité de la situation : c’était un bon numéro d’Univers, ressenti très bon, en dépit de certains de ses textes les plus tièdes. J’ai eu l’impression d’y apprendre des choses, j’ai bien aimé son côté très resserré, pour une fois ; et ses textes réussis étaient très réussis. Mention spéciale au Dermèze, que j’aimerais apprendre par cœur tellement il m’a fait bêtement rigoler.
Cette petite pause dans le programme établi était une formidable idée.
Vivement la prochaine.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

3 comments on “Univers 08 – Mars 1977

  1. Avatar de Jean-Yves Jean-Yves dit :

    Une chronique pleine d’abnégation 😁

    J’ignorais l’existence de cette publication… Et ouf, j’ai lu Barron il y a quelques jours…

    Un texte ou un lien à me conseiller pour découvrir Ballard ?

    Aimé par 1 personne

    1. Avatar de Laird Fumble Laird Fumble dit :

      Mon sens du sacrifice fera ma légende.
      Je ne connais que très peu Ballard, donc faudrait demander à DoctriZ ou Floriane Soulas, qui l’adorent. Je n’ai tenté que l’expérience de la Foire aux atrocités, et c’était… spécial. Si spécial qu’au gré de mauvaises circonstances, je ne l’ai pas fini. Je le relirai un jour, en sachant à quoi je m’attaque.

      Aimé par 1 personne

  2. Avatar de Jean-Yves Jean-Yves dit :

    Merci pour le tuyau 😉

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire
Your email address will not be published. Required fields are marked *