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Le Tour du Disque #12 – Mécomptes de Fées

« Le peuple des invisibles savait que le bonheur n’est pas la condition naturelle de l’humanité, et qu’il ne vient jamais de l’extérieur. »

J’avais très hâte de relire Mécomptes de Fées. D’abord parce qu’il est maintenant clairement établi que le cycle des Sorcières est sans doute mon deuxième favori des Annales grâce à ses personnages, mais surtout parce qu’après la relecture et la chronique de Trois Soeurcières, j’anticipais avec une certaine avidité tous les petits détails et éléments d’analyse dont je suis friand à y trouver. J’étais convaincu d’en trouver en quantité pour mon compte afin d’en garnir cette chronique. Puisque pendant longtemps le cycle des Sorcières était très loin d’avoir ma préférence, voire même mon affection, je pense pouvoir plus facilement y retrouver des éléments qui me prennent par surprise, m’ayant logiquement moins marqués par le passé.
Et mon souvenir de ce volume était encore plus flou que tous les autres, les habituelles scènes et répliques étaient encore plus rares dans mon esprit, et avec encore moins de détails précis pour m’aider à me les remémorer. Même chose pour l’intrigue en dehors de deux ou trois détails majeurs. Tout le reste m’avait complètement échappé. Et pour cause, ce volume du Disque-Monde n’est pas le plus satisfaisant que j’ai eu à relire depuis le début de ce Tour du Disque ; en principalement dans l’optique d’analyse précise que je me suis donné comme ambition, ceci étant dit. En réalité, la majeure partie de ce que j’aurais à en dire qui ne soit pas – dans une certaine mesure – une répétition de quelques unes de mes chroniques passées concerne le dernier tiers du roman, qui pour moi en concentre la substantifique moelle, et, en conséquence, la meilleure partie. C’est donc sur cette dernière que je vais essayer de concentrer la majeure partie de ma réflexion.
Mais trêve d’introduction, attelons-nous donc à la tâche.

Desiderata Lacreuse, sorcière de Lancre et Marraine Fée, va bientôt mourir, et elle le sait. Cela lui laisse le temps de s’organiser, et donc de confier sa baguette, symbole de sa charge, à la jeune Magrat Goussedail, ainsi qu’une mission : aller à Genua, très loin de chez elle, pour empêcher le mariage forcé de la jeune princesse Illon. Il semblerait qu’à Genua, une force magique occulte tire les ficelles avec des intentions discutables. Magrat s’arme donc de sa baguette qui transforme tout en citrouilles (elle n’a pas vraiment le coup de main) et de courage et s’apprête à aller remplir sa mission. Mais pas seule, non non, elle n’est pas prête. Et puis en plus Nounou Ogg a un peu envie de voyager, et Mémé Ciredutemps ne peut-certainement pas les laisser partir seules, ce serait pas raisonnable.

« Un souhait ça doit pas suffire […]. C’est souvent comme ça »

Commençons, pour une fois, par être un peu négatif, ou du moins préventivement nuancé : j’ai le sentiment désagréable que ce volume est assez déséquilibré. Que cela ne laisse en rien diminuer sa qualité globale, toujours très bonne, mais force est de reconnaître que le temps nécessaire que doit prendre Terry Pratchett à installer son intrigue comme ses thématiques nuit quelque peu au rythme et à l’intérêt général ; même si je reconnais sans peine que ma connaissance préalable du roman a doit jouer dans mon appréciation de cet aspect. Seulement voilà, nous passons facilement la moitié du roman à suivre le voyage des Sorcières vers Genua, et donc vers le véritable cœur de l’intrigue. Si ce voyage en lui-même est loin d’être dénué d’intérêt, notamment parce que bien évidemment très drôle et rempli de dialogues instructifs sur les caractères de nos Sorcières favorites, il en demeure tout de même un léger sentiment de remplissage, une sorte de faux calme avant la réelle tempête de la fin du volume, contenant de façon bien plus explicite l’essence de la réflexion que souhaitait – je crois – mener Terry Pratchett dans ce roman. Mais que ce pinaillage n’occulte pas mon sentiment véritable ; encore une fois j’ai repris un immense plaisir à relire ce roman, il s’avère juste que je l’ai trouvé, pour majeure partie, bien plus léger que certains de ses camarades, lorgnant peut-être un peu trop du côté de la pure parodie, oubliant au passage de faire dire à cette dernière autre chose que des blagues, aussi drôles fussent-elles. La plupart des étapes du voyage de nos Sorcières préférés sont des saynètes sans réels liens entre elles hormis l’exposition en profondeur des caractères et relations des personnages, que nous connaissions déjà plutôt bien depuis Trois Soeurcières, et qui n’ont pour grande partie pas beaucoup évolué, bien que s’inscrivant dans une solide continuité. Mais je blâmerais sans doute chez moi une trop forte volonté d’interprétation comme une lecture très récente du tome précédent, datant de 6 volumes en arrière (déjà !) ; et donc un ressenti personnel plutôt qu’un réel défaut foncièrement inscrit dans l’ADN de ce roman en particulier. On sent tout de même, en filigrane et touches diverses, durant toute cette première partie, les prémices de la réflexion finale, comme une longue et subtile mise en place des éléments nécessaires à la compréhension finale et complète des enjeux, notamment au travers de scènes bien plus graves, détonnant avec l’atmosphère généralement très détendue. Un peu trop longue, peut-être, mais qu’il faut reconnaître nécessaire.

Le premier enjeu étant la puissance des histoires, représentées ici par les contes, et leur utilisation par cielles qui savent s’en servir. J’attribue mon sentiment quelque peu mitigé à la complexité du concept de causalité narrative que Terry Pratchett développe ici pour la première fois, et qu’il tente donc d’illustrer au mieux, avec une difficulté bien logique, puisqu’il s’agit de raconter comment une histoire peut-être puissante, dans une histoire où les personnages elles-mêmes tentent de décortiquer le concept pour elles-mêmes, et donc indirectement pour nous. Cette idée, faisant des histoires des entités à part-entière, à la volonté propre, dont on pourrait toutefois s’emparer pour s’en approprier le pouvoir est formidablement séduisante, à la fois au sein d’une intrigue et d’un point de vue théorique. Mais il souffre ici, pour le moment, de son ambition, d’autant plus en relation directe avec la magie, dont le fonctionnement sur le Disque, surtout chez les Sorcières, est encore très flou. Tenter d’expliquer un concept excessivement complexe avec des outils encore assez fragiles ne rend pas la tâche aisée, au contraire, surtout en concomitance avec une intrigue jouant sur des faux-semblants et une bonne dose de doute. Peut-être que le fait de relire les balbutiements d’un concept plus tard bien plus solide en toute connaissance de cause a rendu l’expérience un peu moins dépaysante, et donc moins divertissante. Et j’ai beaucoup pensé à La Science du Disque-Monde, je pense que j’étais donc un peu distrait.
En parallèle à ce concept assez complexe donc, paradoxalement, en prenant beaucoup de temps pour développer plus profondément les relations entre les trois Sorcières du convent de Lancre, Terry Pratchett accentue encore un peu plus le déséquilibre entre les différents aspects du roman et donc ses quelques soucis de rythme. Encore une fois, ne nous détrompons pas, les discussions entre Mémé, Nounou et Magrat sont des trésors d’humour et de psychologie, leur conférant à toutes les trois des qualités et défauts organiques qui les rendent toutes attachantes et agaçantes de leurs propres façons, nous donnant l’envie durable de les suivre dans leurs aventures. Elles fonctionnent d’autant mieux pour nous qu’elles fonctionnent mieux ensemble en tant que Sorcières, contrebalançant leurs forces et faiblesses en permanence. Là où Mémé sera parfois trop cynique et psycho-rigide, Magrat sera idéaliste et trop influençable, avec souvent Nounou Ogg pour faire l’intermédiaire et arrondir les angles avec sa gouaille unique. Ces Sorcières ne sont pas rivales, elles sont la personnification même de la sororité et de l’émulation, malgré les complications dues à leurs personnalités parfois incompatibles, et les problèmes à régler en chemin qu’elles peuvent suggérer.

« L’ennui avec Mémé, c’est qu’elle sait pas perdre. Elle manque de pratique. »

Et cela nous amène naturellement à Mémé, qui commence tout de même à phagocyter une bonne partie du récit, tout simplement parce qu’il ne peut pas en être autrement, elle est bien trop puissante pour qu’il en soit autrement. Mais, pour autant, aucune raison de se plaindre, car de fait, elle amène avec elle une bonne partie des réflexions de Terry Pratchett sur le complexe rapport humain au pouvoir, comme à la nébuleuse question du bien et du mal, et au rapport qu’entretiennent ces notions avec les histoires ; plutôt des questions à se poser donc. Tout un programme, donc, qui s’exprime surtout au travers de sa relation avec l’antagoniste du roman, Lilith. Les deux femmes représentent les deux faces d’une même pièce, un Yin-Yang à la composition unique, terriblement intriquée et complexe. La première fait le bien parce qu’elle n’a pas le choix, luttant en permanence contre sa nature profonde, à son corps défendant, tandis que la seconde fait le mal en étant pourtant persuadé d’être du bon côté de l’histoire, avec une réelle auto-satisfaction. Et si Lilith manque assez clairement de nuances, ivre de pouvoir, représentant volontiers la corruption que ce dernier cause à cielles qui le recherchent (à l’instar de la figure mythique d’Aliss la noire), ses creux sont quelque part remplis par Mémé et ses batailles intérieures ; elle remplace les certitudes vides par ses propres doutes boursouflés. Si Mémé est aussi fascinante, c’est bien parce qu’elle pourrait facilement devenir comme Lilith, ou pire, avec toutes les connaissances et le pouvoir qu’elle a à sa disposition. Mais qu’elle choisit de ne pas en faire usage tant que cela n’est pas absolument nécessaire. Si Mémé est percluse de défauts, d’attitudes insupportables et de moments qui font douter de sa bonté, elle en demeure bonne parce qu’elle ne fait pas les choix qui pourraient l’amener à la malfaisance, elle ne choisit jamais la facilité. Sa bonté est un effort conscient et constant ; raison pour laquelle elle s’entoure également, car elle sait pertinemment que la solitude la rendrait mauvaise, ce qui nous ramène à la pertinence de ce convent, malgré les prises de bec. Mémé est exigeante avec les autres car elle l’est en permanence avec elle-même, elle projette ses ombres autant que sa lumière car elle ne veut pas se mentir sur sa nature profonde, ni sur ses ambitions.

« On peut pas s’amuser à bâtir un monde meilleur pour les gens. Seuls les gens eux-mêmes peuvent se faire ça. Sinon c’est qu’une cage. »

Et, mettant finalement en relation ce rapport particulier de Mémé et ses compagnes avec le pouvoir et la puissance des histoires, c’est donc le dernier tiers du roman qui en tire à mes yeux le plus grand intérêt, tirant finalement toute l’essence de ces questionnements des péripéties des personnages au dernier moment. Ce qui aurait pu n’être qu’une longue liste parodique d’un bon nombre de tropes des contes traditionnels à dynamiter les uns après les autres devient finalement la mise en bouche nécessaire à l’exposition finale de l’idée que Pratchett – il me semble – voulait exposer depuis le départ. À savoir l’importance de laisser les histoires vivre par elles-mêmes, et non de les imposer. En partant du principe que les contes sont au départ des histoires éducatives, il est plus qu’évident qu’elles ont un sens et/ou une morale faciles à extraire, qu’on ne peut que difficilement ignorer. Mais par contre, si on essaie d’appliquer ces logiques à la vie réelle, dans l’autre sens, le sens se perd, et n’en reste que la forme, qui ne garantit pas l’application de la morale, au contraire. Encore une fois, Terry Pratchett oppose l’Ordre et le Chaos, mais d’une façon plus discrète, combattant finalement les absolus et les placages forcenés de grilles de lecture sur une réalité qui ne peut pas et de doit pas s’y conformer. Mémé est la représentation de cette lutte permanente avec nous-mêmes contre les solutions trop faciles. Elle sait commence ça marche mais sait aussi que savoir n’est pas pouvoir. Si c’est trop beau pour être vrai, c’est, souvent, tout simplement que ce n’est pas vrai ; et les solutions rapides et systématiques sont bien trop belles, à l’image de Genua. Une ville ne peut pas être propre en permanence, mais cela ne signifie pas qu’il ne faille pas faire d’efforts pour éviter qu’elle ne soit sale. Si elle est sale c’est qu’on ne travaille pas assez à sa propreté, mais si elle est resplendissante en permanence, c’est qu’il y a un piège quelque part.

« Elle détestait tout ce que prédestinait les gens, les dupait, les rendait un peu moins qu’humains. »

Et le piège, c’est évidemment Lilith, qui sans trop être creusée frontalement, paradoxalement, représente bon nombre des némésis traditionnelles de Terry Pratchett, à la fois dans ses choix, son attitude et même ses méthodes, sa magie reposant majoritairement sur l’usage de miroirs, et donc des images. Elle représente passivement beaucoup de choses que l’auteur veut dénoncer, mais sans avoir à l’expliciter. Le symbole est évident mais ne perd pas en force, s’appuyant logiquement sur le pouvoir des apparences, en opposition à la têtologie de Mémé qui s’appuie plutôt sur la réalité concrète des choses et le pur bon sens. Lilith cherche à imposer sa façon de voir les choses avec un faux sourire, persuadée de leur bien-fondé, sans la moindre once d’auto-critique, sa basant sur la vérité des histoires qu’elle manipule à son avantage ; quand Mémé cherche malgré tout à convaincre et sait douter comme écouter son entourage, même si elle ne le fait que rarement d’une façon réellement aimable et triche un peu avec la notion de vérité, mais jamais pour son profit personnel. On peut amener les gens à faire mieux pour eux-mêmes et par eux-mêmes, leur montrer le chemin ou même leur tenir le bras le temps qu’ils l’emprunte, mais on ne peut pas les changer en ce qu’ils ne sont pas au nom d’une idée ou d’une idéal supérieur qui n’existe que dans l’esprit de cielle qui l’impose aux autres ; cela ne peut qu’amener à la ruine collective. Un bon exemple se trouve dans la scène où Lilith s’adresse aux Sorcières et les désigne selon l’image qu’elle leur prête, avec dédain : « La pucelle, la mère et la vieille bique ». Deux de nos héroïnes prennent un de ces termes comme un insulte, quand bien même le terme précis qui les a choquées ne leur était pas destiné. Au delà de l’effet comique, ce passage seul en dit beaucoup sur la vision des choses que Lilith a et ne partage pas avec elles ; tout le monde aurait une place et une fonction, chaque femme aurait un rôle prédestiné à tenir, selon sa grille de lecture. Les Sorcières savent au contraire que chacune de ces « fonctions » existent en elles, au côté d’une infinité d’autres, dans des proportions indéfinissables, dépendant d’une autre infinité de variables, et qui pourtant font d’elles ce qu’elles sont, et personne d’autre. Elles ne sont pas là pour dire aux gens quelle est leur fonction, mais juste leur indiquer comment la découvrir, si seulement elles se donnaient ce genre d’attributions. Elles savent vivre et laisser vivre, n’intervenir que lorsque c’est nécessaire, laisser leur place à l’Ordre et à l’Entropie pour faire leur travail sans intervention tant qu’un certain équilibre n’est pas en danger.

« Rester au même endroit, c’est pas trop grave tant qu’on empêche pas l’esprit de se balader. »

On trouve beaucoup d’échos aux romans précédents dans les morales de cette histoire, entre le pouvoir corrupteur des apparences, amenant cielles qui s’en servent pour manipuler leur monde à pouvoir y succomber eux-mêmes, la nécessité de l’auto-détermination comme condition inaliénable du bonheur personnel et les dangers de la radicalité en toute chose, l’importance de la solidarité et du bon sens, sans compter l’usage constant et dynamité, bien que plus insistant dans ce cycle que dans les autres cycles des Annales, des tropes classiques de la littérature, qu’elle soit générale ou Imaginaire, ici les contes. Et si la première partie consacrée au voyage des Sorcières me paraît un peu légère, se reposant peut-être un peu trop sur un récit de voyage parodique et donc majoritairement humoristique, manquant donc de la gravité espiègle qui m’est chère chez Terry Pratchett, elle est largement compensée par une seconde partie bien plus riche et complexe qui redonne de l’équilibre au roman.
J’aurais tendance à dire que ce volume des Annales ne fait pas partie des plus enthousiasmants à mes yeux, mais il n’en demeure pas moins une réussite, assurant largement le standard de qualité que je prête à l’auteur. Il faut sans doute prendre en compte également le fait qu’il passe après Le Faucheur, sans doute un des tous meilleurs, sinon le meilleur roman des Annales que j’ai lus pour le moment durant ce Tour du Disque. La différence lui a forcément fait un peu de mal aussi.
Sans compter que Les Petits Dieux arrive. Oh boy.
Au prochain épisode donc.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

8 comments on “Le Tour du Disque #12 – Mécomptes de Fées

  1. Noob dit :

    Mécomptes de Fées est assez particulier pour moi. En effet, j’ai appris assez tard son titre d’origine : Witches Abroad, ce qu’on peut traduire par « les Sorcières font du tourisme ». Je ne veux pas paraître trop critique de Couton (qui est génial), mais je trouve son choix de traduction un peu dommageable vu qu’il centre d’office l’histoire sur les contes, alors qu’il y a dans le titre d’origine une logique de voyage et de dépaysement. Cette perspective m’a fait revoir la première moitié du roman d’un œil beaucoup plus favorable. J’y vois le voyage comme une partie intégrante de l’histoire, et de la leçon : le Bien et le Mal ne changent pas à travers les lieux, et ce même si les coutumes sont différentes. Sans absolutisme, Pratchett montre bien que les ennemis des Sorcières, à savoir les gens de pouvoir qui souhaitent contrôler absolument les autres et les priver de leurs libertés tout en laissant une illusion du choix, sont les mêmes à Lancre ou à Genua. C’est une thématique qu’on retrouvera dans Carpe Jugulum, et qui s’oppose à un personnage comme Vétérini (qui est un tyran, mais a posé des limites très claires à sa tyrannie et laisse les gens opérer librement… même s’il n’hésite pas à les manipuler).

    Bref, même si la première moitié du roman est plus faible que la deuxième, je la trouve essentielle, et permet également de bien reposer les interactions de Mémé, Nounou et Magrat (comme tu le dis, tu avais lu Trois Sœurcières récemment, mais les deux livres ont été publiés avec 3 ans d’écart). Comparé à d’autres romans du Disque où les voyages sont avant tout fonctionnels (je pense à Jeu de Nains, par exemple), ici il est une part intégrale de l’expérience du livre et des personnages. =)

    Sinon, Lilith est toujours une méchante absolument terrifiante, vu que persuadée jusqu’au bout de faire le bien. Une préfiguration de Vorbis ? Dans tous les cas, elle est un miroir de Mémé (logique :p), et nous rappelle que les intentions ne suffisent pas. Faire le bien est un travail permanent, parfois contre nous-même.

    Merci pour cette chronique. =D

    Aimé par 1 personne

    1. Laird Fumble dit :

      Tu complètes à la perfection ma chronique je trouve, tout ce que tu dis est absolument juste, et je regrette de ne pas avoir pris le temps de mieux l’exprimer. Merci beaucoup à toi, du coup !

      J'aime

      1. Noob dit :

        Tu dis beaucoup trop de choses super intéressantes, des fois j’ai quelque chose à rajouter. ^^ C’est toi que je remercie, vu que tu me fais voir de nouvelles choses et redécouvrir le Disque-Monde plus vite que je n’aurais le temps de le relire.

        Aimé par 1 personne

  2. Lullaby dit :

    Ah ! Mon chouchou ! ❤ Bon mon attrait pour les contes de fées y est sans doute pour quelque chose, plus le fait que c'est le premier Pratchett que j'ai littéralement adoré !! Et qu'il m'a lancé ensuite sur le cycle des sorcières (chouchou bis), puis le reste des Annales… bref, ce volume tient une place à part, à mes yeux.
    Ton analyse est très pointue, je n'avais pas forcément pensé à tout ça en le lisant mais c'est aussi tout l'intérêt de tes billets ! 🙂 Merci ! 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Laird Fumble dit :

      Merci à toi pour ton retour. 😀
      Si tu ne l’as pas vu je te conseille aussi le retour de Noob dans les commentaires qui complète très bien mon analyse. 🙂

      Aimé par 1 personne

      1. Lullaby dit :

        Ah oui, en effet, pas vu ! je vais le faire de ce pas 😉

        Aimé par 1 personne

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