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[Marmite & Micro-Ondes] Le Poids des Finances, Michaël Rochoy

City Wolf – Dead Man Walking

J’aime beaucoup le milieu de l’Imaginaire littéraire francophone, principalement parce que j’y ai fait des rencontres aussi formidables qu’improbables au gré de mes découvertes, tant dans les œuvres que dans cielles qui les ont produites. Je n’ai pas fait de mystère de mon appréciation du travail d’Olivier Gechter avec son Baron Noir ; il m’a donc paru assez évident, au moment de l’annonce d’un financement participatif autour d’une anthologie de nouvelles consacrées à la cuisine dans l’Imaginaire, qu’il co-dirige avec Vincent Corlaix, de participer à la hauteur de mes moyens. Cela aurait pu s’arrêter à ça et mon discret relais du moment de la découverte du projet, mais il s’avère que je suis toujours un garçon relativement chanceux : j’ai eu accès en avant-première à un des textes de l’anthologie afin de vous informer un peu à son sujet et peut-être bien vous mettre l’eau à la bouche. L’idée étant bien sûr de vous inciter à participer vous aussi en suivant ce lien. Mais assez de l’apéritif, passons à table, voulez vous !

Le poids des finances m’a été présentée comme une nouvelle surréaliste, son absurde tendant vers le fantastique afin de pleinement justifier sa place dans l’anthologie ; arguant qu’il aurait été dommage de s’en passer. J’abonde avec enthousiasme, d’autant plus que la classification en fantastique, à mes yeux, se justifie tout à fait.
Il est ici question d’un jeune homme qui ne cesse d’être embauché et licencié à la chaîne par la même entreprise, alternant à cause de cela les périodes de satiété et de disette, qui finit par tirer une étrange conclusion sur les raisons de ce non moins étrange ballet entre le chômage et l’emploi qu’il se voit obligé de danser. En conséquence, il finit par prendre décision difficile, mais qui lui semble logique afin de s’assurer une vie plus confortable.

L’absurde, particulièrement au niveau littéraire, me semble être un outil très délicat à manier, surtout lorsqu’il se trouve sur une ligne de crête entre l’humour et la satire. Un pas de travers et l’on tombe dans la caricature ou le malaise, avec une très difficile chance de se rétablir et de parvenir sans encombres à destination. Ce texte gère à merveille cet équilibre, avec un ton grinçant à souhait, jouant parfaitement de son outil, en exploitant toutes les capacités, tant dans la satire que dans les répliques qui font mouche. Un superbe rythme, jouant à la fois sur la progression de l’intrigue, usant de la distance de l’humour pour créer une zone de flou entre ce qu’on devine de la réalité du personnage principal et ce qu’il en fantasme peut-être. C’est là que la nouvelle se qualifie pleinement dans le fantastique pour moi, alors qu’à l’issue même du récit, on se demande encore ce qu’il faut prendre comme argent comptant et ce qu’il faut considérer comme une étrange et nébuleuse métaphore. Reste cependant que l’intégralité du texte, au delà de ses saillies les plus évidentes, fait preuve d’une malice qui n’est pas pour me déplaire, jouant de son absurdité, mine de rien, pour en mettre plein la gueule à la réalité, précisément comme l’excellent absurde sait le faire.

Un texte qui met en appétit, clairement, me faisant noter dans un coin de mon esprit le nom de Michaël Rochoy, augurant d’une qualité globale prometteuse, pour le moins, pour cette anthologie. Vous comprendrez que j’espère qu’elle sera financée dans les temps. Donc si ce n’est pas déjà fait, je vous enjoins fortement à aller faire un tour par ici afin de contribuer à la hauteur de vos moyens et de votre enthousiasme, en espérant très fortement avoir contribué à ce dernier. Et si je ne suffis pas, allez jeter un œil à l’avis de l’amie Vanille du côté de La Bibliothèque derrière le fauteuil à propos d’une autre nouvelle de l’anthologie signée Timothée Rey. C’est un très joli projet qui me semble amplement mériter de parvenir à ses fins, et il ne reste plus beaucoup de temps.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

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