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Ravinger & Ward T3 – La tarentule bègue

For The Girl – The Fratellis (extrait de l’album Costello Music)

Régulièrement, je crains de ne pas avoir grand chose à dire dans mes chroniques. J’ai particulièrement eu peur pour la présente Chronique-Lumière. Pas que je ne veuille pas produire une certaine quantité de texte pour rendre hommage à Céline Badaroux et son travail – d’autant que je me sens obligé de lui rendre un contre-hommage à la hauteur de mon émouvante présence dans ses remerciements – mais le fait est que j’ai quand même déjà formulé l’essentiel de mes compliments dans mes chroniques à propos des premier et deuxième volumes de Ravinger & Ward.
Mais, disant cela, je me console doublement. D’abord, parce que devoir, en substance et pour l’essentiel, me répéter, c’est une excellente nouvelle ; ça veut dire que c’est toujours aussi bon.
Et encore mieux, c’est même un petit peu meilleur qu’avant. Je vais donc avoir quelques petites choses à dire, quand même.

Nouvelle affaire après les événements de La Sirène Bipolaire, prenant notre duo désormais consacré dans des tourbillons inédits impliquant des tableaux semblant doués de capacité de mouvement autonome, laissant leur conservateur dans un profond embarras. Mais puisque Ravinger & Ward semblent abonnés aux aventures, cette étrange affaire va les mener bien plus loin que prévu, évidemment.

L’évidence d’abord : tous les ingrédients adorés sont toujours là, entre le world-building aussi amusant qu’exigeant, la cohérence d’ensemble, la pléthore de petits éléments disséminés qui donnent du souffle au monde de nos enquêteurs comme à leur environnement immédiat, on est à la maison, c’est confortable. Les dialogues sont toujours aussi soignés, les jeux de mots référentiels et les néologismes sont présents en force, sans doute plus en forme que jamais, me faisant pouffer bêtement plus souvent qu’à mon tour sans la moindre vergogne, les dynamiques inter-personnages sont fidèles à elles-mêmes. Vraiment, rien à redire ; si les premiers volumes étaient pour vous, ce troisième l’est tout autant, même un peu plus, avec l’apport de l’habitude. Confiance totale dans la continuité et la fidélité aux engagements passés.

Mais, encore mieux, ladite continuité commence également à porter ses fruits à d’autres égards, ce qui me fait dire que ce volume est sans doute à mes yeux le meilleur des trois jusque là, ce qui n’est pas peu dire. Au delà d’une enquête plus maîtrisée que jamais, avec certains éléments très malins (quoique peut-être un poil trop malins pour leur propre bien à une ou deux occasions, mais je pinaille), j’ai été agréablement surpris par deux aspects précis de ce récit ; à savoir sa capacité de digression et sa capacité de rappel intra-diégétique.
Le fait est que Céline Badaroux, tout à son jeu de rappel constant à la pop-culture et à notre monde bien humain, glisse moins subrepticement qu’avant, mais pas sans subtilité, de nouveaux rappels plus directs à notre réalité au fil de son histoire, ce qui n’est jamais pour me déplaire. Tout comme elle fait dépendre son histoire de plein de détails découlant des tomes précédents, construisant une longue continuité, n’oubliant rien de tout ce qui peut être utile à son récit comme à ses personnages. Ce qui donne ces rappels évoqués auparavant, et donc une complicité au long court, ainsi que le sentiment d’un travail d’écriture soigné et exigeant, ce qui fait toujours plaisir et récompense une lecture attentive. Mention spéciale à cet égard aux castors juniors (oui oui) qui accompagnent Ravinger & Ward – surtout Ward – dans leurs aventures, mais aussi et surtout à Wren et Madame Egerton, qui trouvent une place bien à elles dans la dynamique du roman, et donc de ceux à venir. Des personnages que j’aime beaucoup, donc je suis content. Et être content quand on lit, c’est bien. Gare à vos portes ouvertes, je les enfoncerai sans la moindre pitié.

Bref, c’était encore une fois très bien, mais un très bien un peu mieux que le très bien d’avant, ce qui est quand même foutrement cool. Sans parler de la promesse formulée par les dernières lignes du récit, créant comme un sacré goût de reviens-y, une envie de déjà avoir la suite entre les mains pour me réjouir des fulgurances d’une autrice dont j’aime décidemment beaucoup le travail pour ce qu’il a de joyeux et de totalement décomplexé, sans jamais être nonchalant.
Grenouille Frileuse, tu ne paies rien pour attendre. Que ce soit dit.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

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