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Le Gang des Lolitas contre la Sirène Vampire, Céline Badaroux

Bloody Valentine – Machine Gun Kelly

Bon allez, j’avoue. Si j’ai, évidemment, en premier lieu monté ce blog, c’était avec une volonté de partage. Je voulais simplement pouvoir mieux parler de mes lectures avec le plus de gens possible, et affiner mes goûts à leur contact, créer des échanges, des discussions, ce genre de choses. De ce point de vue là, je reste encore un peu mitigé dans mon ressenti, parce qu’internet et les gens, c’est compliqué. Mais je suis quand même content, parce que j’ai fait et vécu de belles choses, dans cette optique précise ; et surtout, je continue. Rien de bien étonnant là dedans, ma confession n’est donc pas vraiment là.
Non, ma confession porte sur une ambition un peu plus secrète, bien que sans doute pas très discrète, encore moins subtile. Mais si j’ai monté ce blog, c’était aussi, un peu, beaucoup moins, même, mais quand même, avec l’objectif de devenir quelqu’un. J’aime si profondément la littérature en général, et plus particulièrement l’Imaginaire que je voulais, d’une manière ou d’une autre, essayer d’y faire ma petite place. De ce point de vue là aussi le bilan est un peu mitigé, mais il faut sans doute laisser le temps au temps.
Mais passons sur les détails, pour en arriver enfin à l’objet de la chronique d’aujourd’hui. Le bilan a beau être compliqué, il demeure que je n’échangerais la place que je me suis créée pour rien au monde. Parce qu’aujourd’hui, on va parler du deuxième roman qui m’a été personnellement dédicacé et envoyé en avant-première : par quelqu’un que j’apprécie beaucoup et que je respecte. Parlez d’un honneur et d’un privilège.
Précision essentielle, je vous jure que je ne me suis pas laissé aveugler par quoi que ce soit concernant cette lecture. Totalement impartial, que je suis.
Et donc, Le Gang des Lolitas contre la Sirène Vampire, c’était bien cool, voilà.

Ce qui est vraiment bien avec Céline Badaroux, à mes yeux, maintenant, c’est qu’elle a une vraie qualité de constance. Connaissant assez bien sa plume, désormais, avec sa série Ravinger & Ward, et avec ce changement radical d’ambiance que propose le roman du jour, je pense pouvoir identifier assez clairement un vrai style chez elle ; de même qu’une certaine consistance dans ses ambitions, qu’elle réalise toujours avec la bonne économie de moyens. Un style oralisé juste ce qu’il faut pour flirter avec la vulgarité quotidienne sans tomber dans la grossièreté, un humour très référentiel mais jamais débordant, et des personnages sympathiques et humains à qui il arrive tout un tas de bricoles ouvrant la porte à des situations rocambolesques. Même dans un slasher littéraire, cette autrice, à mon humble opinion, n’a d’autre volonté que de faire passer un bon moment à cielles qui la lisent. Ça peut avoir l’air un peu con, dit comme ça, mais pour moi, c’est une ambition vraiment difficile à réaliser sans prendre le risque de salement se vautrer, et donc ça se respecte en tant que tel. Parce que le divertissement pur, mine de rien, ça se maîtrise pour être efficace. Un peu trop de sérieux ou de déconnade au mauvais moment, un défaut dans le rythme qui s’éternise, et ça s’écroule, sans retour possible.

Or, ce qu’elle me prouve, ouvrage après ouvrage, cette autrice, c’est qu’elle maîtrise, justement. Elle sait exactement ce qu’elle veut écrire, et elle écrit, aussi simplement que ça. Elle ne se perd pas en chemin, elle ne se disperse pas, elle cadre son récit au plus près de ses envies. Alors oui, on concédera, çà et là, quelques petites scories, des imprécisions, des formulations et articulations sans doute un peu trop scolaires pour ce qui se présente comme un récit un peu déjanté. Quelques facilités dans l’usage de certains tropes malgré l’aspect évidemment parodique de l’ensemble, oui, bien sûr. Mais n’empêche que l’ensemble fonctionne super bien, et c’est là l’essentiel : parce que Céline Badaroux savait exactement ce qu’elle voulait faire, et qu’elle l’a fait. Elle voulait écrire un slasher un peu couillon avec des Lolitas qui se battent contre une sirène vampire, alors ça donne ce que ça doit donner, et c’est très bien comme ça. Elle voulait s’amuser et nous amuser au passage. C’est réussi, et à un moment, on ne peut pas demander grand chose de plus.

En tout cas, moi, je me suis amusé. Déjà parce que c’était bêtement rigolo sans être simpliste pour autant, et parce que oui, on ne peut pas aller chercher en permanence des lectures à ambitions métaphysiques ou intellectuelles sans risquer l’indigestion. Des fois, on a juste envie d’un bon dessert, d’un rush sucré et goûtu. Céline Badaroux, c’est ma pâtissière littéraire préférée, voilà.
Et je suis fier d’être de cielles à qui elle peut dédicacer un de ses romans qui font oublier le monde le temps d’une lecture. C’est une belle place à se faire, ça.
Un toast à sa prochaine création culinaro-littéraire.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

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