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Ciel Sans Étoiles T4 – Frustration, Yoann Dubos

The Fall And The Rise – Sum 41 (extrait de l’album 13 Voices)

Je vais enfoncer une porte ouverte en guise d’introduction, pour changer un peu. Conclure une saga, c’est à mon humble avis aussi ardu que d’en entamer une ; surtout quand les premiers tomes ont été une réussite. Parce qu’à la rigueur, si ç’a été nul tout le long, ça manque d’enjeux et de défi pour la fin, vous voyez. Alors que si vous êtes parvenu à maintenir un certain niveau tout du long, il faut que le dénouement soit à la hauteur, sinon vous risquez un niveau de déception qui n’aura d’égal que votre réussite passée. Et ça pique, quand ça arrive. Ça pique beaucoup, même.
Mais, coup de chance pour moi, Yoann Dubos n’a pas commis ce terrible impair. J’avais dit à l’époque de la sortie de Négation que mes attentes comme ma confiance étaient hautes pour Frustration et la fin de la saga Ciel Sans Étoiles, et autant dire que je n’ai pas été déçu. Pas du tout. Ce qui fait très plaisir, évidemment. Et je m’en vais vous exposer tout ça un peu plus précisément. Mais pas trop non plus, il faut savoir être raisonnable.

Encore une fois on reprend en plein dans l’action, à la suite du tome précédent, sans temps mort ; ni résumé des événements précédents, ce que je trouve dommage et un peu ballot, pour être honnête, d’autant que c’était vraiment un plus dans une saga à la publication annuelle. Parce que j’ai beau avoir une excellente mémoire et avoir raccroché les wagons assez vite, ce n’est pas le cas de tout le monde, ce qui peut vite et trop facilement faire basculer une qualité de cette saga vers un défaut, c’est à dire sa densité. Ce que malgré son intensité et sa frénésie (contrôlée) d’exécution, il s’y passe un paquet de trucs, dans cette série littéraire. Bon évidemment, comme je l’ai déjà dit, Yoann Dubos est un malin en plus d’être constant d’un tome à l’autre, alors on ne s’y perd pas trop, au gré des rappels intégrés dans la narration comme les dialogues ; mais encore une fois, un résumé, ça ne mange pas de pain, surtout si vous l’avez déjà fait auparavant. J’avoue que je ne comprends pas trop son absence maintenant, surtout dans un quatrième volume. Mais passons sur ce reproche qui ne concerne pas vraiment le texte en lui-même, et c’est sur lui que je désire me concentrer.

Que dire, finalement ? Toutes les qualités passées sont présentes, à l’identique ou presque, et les événements narrés dans les trois premiers tomes trouvent enfin leur juste conclusion, avec juste ce qu’il faut de panache et de sobriété mêlées pour que le plaisir et la surprise fassent le meilleur ménage possible. En fait, comme pour tous les tomes précédents, Yoann Dubos a l’extrême intelligence de parvenir à mêler juste assez de nouveauté, de changement et de continuité dans son roman pour nous faire naviguer dans une zone de confort idéale. On sait globalement où on va et comment, mais on se laisse toujours surprendre au gré des méandres. Si d’un côté on a la joie de retrouver une Miranda Clay toujours fidèle à elle-même – c’est à dire la meilleure, cœurs sur elle – toujours entourée de ses joyeux copains et de sa non moins joyeuse cohorte d’emmerdes, on a toujours le plaisir de ne pas toujours voir les choses évoluer dans le sens le plus évident. En fait, à l’instar de ses personnages, on sent bien que Yoann Dubos a grandi, lui aussi, au fil de ces aventures, ce qui est à mettre à son crédit.

À cet égard, si je peux imaginer que le ton nettement plus politisé du roman, en tout cas d’une façon que j’ai trouvé plus frontale, tout comme certaines de ses ambitions (*wink wink*) plus métaphysiques ou philosophiques, aurait pu négativement jurer avec ses séquences plus légères ou son passif plus orienté action-aventure, aux yeux de certain·e·s ; pour moi il n’en est rien. Une phrase beaucoup trop longue que je ne sais pas où couper pour dire que j’ai autant aimé faire ce voyage avec ces personnages qu’avec leur créateur, dont on sent qu’au fil des ans, sa plume comme ses pensées ont mûri, à l’aune de ses envies et de ses besoins d’écrivain. C’est louable, d’autant plus qu’il est parvenu à mes yeux à parfaitement l’inscrire dans son travail créatif sans se dédire ou créer de trop grosses ruptures au sein de ce dernier. C’est toute la beauté d’une saga aussi consistante et sincère : j’ai pu y trouver des concepts à tous les niveaux, rendus d’autant plus vivants par une distribution de personnages attachante et un univers foisonnant, le tout étant évidemment évocateur. Y a pas grand chose à demander de plus, je trouve.

Alors voilà. Forcément, je reste un peu sur ma faim ; la faute d’abord au fait que j’ai dévoré ce dernier tome en moins d’une après-midi, trop affamé que j’étais d’enfin savoir, tout comme de retrouver Miranda Clay (<3). La faute un peu aussi, forcément, à l’aspect YA de la saga, que je ne peux pas ignorer. Ce n’est ni un défaut ni une qualité, juste un état de fait : ça va vite, c’est inévitable. Mais c’est super bien fait, et si j’en veux plus, ici, c’est juste que c’est si bon que ça. Et ça n’est qu’à mettre au crédit de l’auteur ; j’ai connu des bouquins moins intenses qui ne m’avaient pas donné une si entière satisfaction.
Et donc, maintenant, j’attends d’autres bouquins de Yoann Dubos, voilà. C’est sans doute ça mon compliment principal, depuis tout ce temps. Je veux en lire plus, et d’autre.
Je bouge pas, promis. Mais pas de pression, évidemment.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles (pour de vrai). 😉

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