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Le Bâtard de Kosigan T2 – Le fou prend le roi, Fabien Cerutti

Sinister Smiles – The Warning (extrait de l’album Queen of the Murder Scene)

J’aime bien avoir raison. Scoop de l’année, d’attaque, histoire de prouver que ce blog, c’est pas n’importe quel blog. BIM.
Blague à part, et plus précisément, j’aime particulièrement le sentiment qui prend possession de moi lorsque je me rends compte que mon analyse d’un sujet donné était la bonne. En l’occurrence, et de façon assez évidente, je suis particulièrement ravi d’avoir vu juste lors de ma lecture de L’Ombre du pouvoir, premier volume de la saga du Bâtard de Kosigan. Bien au delà des indéniables qualités propres au volume, j’avais voulu voir dans les défauts de ce dernier des chances d’amélioration à saisir plutôt que de vraies fautes. J’avais préféré laisser à son auteur le bénéfice du doute et une ou plusieurs occasions de simplement faire mieux avec les suites promises.
Et donc, j’ai eu raison, puisque Le fou prend le roi est une excellente suite, et de fait, un excellent roman. D’autant plus savoureux, donc, que j’avais raison.
Et maintenant pour les détails, même si j’avoue d’avance que ça va être un peu léger.

Peu de temps après les événements de L’ombre du pouvoir, le Bâtard et sa compagnie sont de nouveaux embarqués dans une mission d’apparence simple, mais aux ramifications terriblement complexes, amenant le capitaine mercenaire et ses alliés à de nouveau devoir jouer finement ; cette fois ci sur une dangereuse ligne de crête entre les Royaumes de France et d’Angleterre, au milieu d’une intrigue de succession pouvant mener à des conséquences désastreuses pour l’Europe entière.
Tandis que 500 ans plus tard, nous suivons encore les aventures gravitant autour de celui qui apparaît comme un descendant du capitaine, lui aussi impliqué dans des affaires qui semblent largement le dépasser.

Bon, pour être tout à fait honnête, je trouve qu’il n’y a pas grand chose de nouveau à dire en dehors d’un constat assez simple : Le fou prend le roi, c’est L’ombre du pouvoir en mieux. Mêmes qualités, et presque tous les défauts effacés au profit de nouveautés bienvenues. Le seul que je noterais vraiment, à chaud, c’est peut-être un léger trop plein de lettres en début de roman, c’est dire. C’en est presque gênant, finalement, pour moi qui aime bien lister aussi précisément que possible mon ressenti dans ces chroniques. Dans un cas comme celui-là, je ne peux qu’admettre ma relative faiblesse ; j’ai bouffé le bouquin en très peu de temps, parce qu’il était simplement si bon que ça, et que j’avais faim d’une bonne histoire bien racontée et encore mieux ficelée. Le compliment, à mes yeux, résume parfaitement l’expérience sans qu’il soit réellement besoin d’en rajouter.
Alors bon, je vais en rajouter, évidemment, parce que c’est plus fort que moi. Mais s’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, c’est ça : le roman est impeccable, continue le premier tome et donne terriblement envie d’enchaîner direct sur le troisième. Mission accomplie, que demander de plus.

Alors maintenant, pourquoi c’est si impeccable, finalement ? La question mérite d’être un peu creusée, quand même, au moins par égard à l’auteur qui ici a accompli un sacré travail. Dans un premier temps, je dirais que la plus grande qualité de ce deuxième tome, c’est le soin apporté à la continuité. Si je suis désormais un fervent partisan du concept des résumés en début de tome dans une saga, je demeure encore plus partisan d’une narration sachant ramener tranquillement des éléments des tomes passés sans trop en donner l’air, subtilement, mais avec efficacité. Et c’est sans doute là le maître-mot de ma satisfaction : l’efficacité. Pas de temps morts, pas d’inconsistances dans l’ambiance ou le world-building comme dans les construction de l’intrigue ou des dynamiques des personnages, tout ça file magnifiquement droit avec un rythme superbement maîtrisé ; d’autant plus avec l’alternance des chapitres épistolaires et du journal du Bâtard, qui crée une envie permanente d’avancer pour savoir. Tout savoir.

Parce que bon, je peux saluer la pure qualité de divertissement du roman autant que je veux – et croyez bien que je le fais – mais en plus, ça se permet le luxe d’être foutrement malin, conceptuellement parlant, d’autant plus avec les discrètes mais solides révélations que nous balance Fabien Cerutti là dedans, l’air de rien, en complément de son histoire elle-même, pourtant bien chargée en retournements et surprises, elle aussi. Et c’est de fait encore un plus agréable de se laisser happer par une aventure de cette facture, juste assez empreinte d’un esprit JdR bon enfant pour être entraînante mais pas trop pour risquer l’overdose, qu’on y retrouve beaucoup d’idées intéressantes. De même qu’un œil attentif pourra sans doute discerner quelques indices ou détails de choses à venir – je suis assez fier d’en avoir vu une venir en particulier, d’ailleurs – ou appréhender quelques évolutions dans la façon de fonctionner de l’auteur sur quelques sujets. Par exemple, notable, moi qui était un peu fâché avec le traitement des personnages féminins dans L’ombre du pouvoir, il y a clairement du mieux, et là aussi j’ai hâte de voir l’évolution continuer dans ce qui m’apparaît indubitablement comme le bon sens.

Voilà. que dire de plus, finalement, hein. Le premier tome était super, quoique perfectible, le deuxième est un peu plus super, et un peu moins perfectible que le précédent. Le Bâtard de Kosigan se dessine ainsi à mes yeux comme une potentielle excellente sage de fantasy, aussi créative qu’audacieuse, que je me délecte d’avance de pouvoir conseiller, forte de toutes ses richesses. Autant dire que ça donne foutrement envie d’enchaîner sur la suite. Que j’ai sous le coude, ça tombe bien.
*Se caresse songeusement la barbe*

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

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