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Les Enfants de Paradis, Arnauld Pontier

Beyond The Stars – Evans Blue (extrait de l’album Graveyard of Empires)

Depuis Dehors, les hommes tombent, je suis très curieux du travail d’Arnauld Pontier. Et si je m’étais préparé à continuer d’explorer son travail dans des exemplaires issus des éditions 1115 dont je m’étais porté acquéreur, je ne m’attendais certainement pas à finalement le faire dans ces Enfants de Paradis, généreusement fourni en SP par l’auteur lui-même, me faisant ici un insigne honneur, le genre de plaisir dont je ne me lasse toujours pas.
Et donc, avide de continuer la découverte d’un auteur me semblant fortement compatible avec mes goûts et sensibilités, nous voilà au temps de la chronique. Laquelle va tâcher de vous expliquer que le texte dont il est question aujourd’hui est très chouette, malgré quelques petites choses qui selon moi l’empêchent de réaliser son plein potentiel. Mais demeure que je suis clairement friand du travail d’Arnauld Pontier jusqu’ici, et que je vais continuer à l’explorer à l’avenir.
Mais concentrons nous sur le présent pour le moment, et chroniquons.

Le commandant Mac Bain, après la découverte et l’examen d’un artéfact étrange au sein d’un cratère lunaire, révélant à l’humanité la très forte probabilité d’une vie extra-terrestre, est envoyé en mission internationale à travers les étoiles et le temps pour explorer des coordonnées découlant de cette formidable découverte. Après un long voyage en hyper-sommeil de 20 ans, Mac Bain et ses équipes devront ainsi faire face à d’incroyables révélations impliquant bien plus de questions que ce qu’iels ont jamais osé imaginer.

Une fois n’est pas coutume, je vais plutôt commencer par ce que j’ai trouvé de moins réussi dans ce roman, pour conclure sur une note bien plus positive, correspondant mieux, je pense, à mon ressenti global. Parce que si j’ai effectivement noté des choses perfectibles dans ce roman, j’ai pris du plaisir à le lire avant tout, et ce plaisir, je ne l’ai jamais vraiment boudé. Mon principal grief, ce serait sans doute que ce roman manque d’ampleur. Parce que l’histoire d’Arnauld Pontier, elle est ambitieuse et créative, et il la raconte bien, la conclue d’une façon satisfaisante, mais j’en aurais honnêtement pris bien plus en terme de volume, de chair sur le squelette de l’histoire, ne serait-ce que pour approfondir tous les aspects volontairement laissés en suspens ou superficiellement abordés. Pour le dire vite, c’était, je trouve, bien trop court pour tout ce que ça proposait, trop intense, trop dense. Parce que tout ce roman propose tout plein de jolies petites choses par-ci par-là, démultipliant les questionnements intéressants, les personnages prometteurs et les points d’intrigues qui fonctionnent très bien, alliant de pures émotions et de beaux instants suspendus de sensibilité à de la pure conceptualisation de science-fiction . On a le droit à toutes sortes de vertiges, mais jamais assez longtemps ou avec assez de profondeur à mon goût pour en profiter à fond ou avec suffisamment d’emphase pour tout emmagasiner exhaustivement. J’en aurais voulu plus, bien plus, sans pour autant ressentir la frustration totale de l’absence d’aboutissement.

Parce qu’il faut bien dire que j’ai vraiment aimé la ballade, quand même. Oui, j’ai trouvé la conclusion un peu trop rapide et la place laissée aux non-dits trop importante, mais l’essentiel est là malgré mon pinaillage. Et quel essentiel. Moi qui me plains régulièrement de batailler pour ressentir la moindre émotion en lisant au delà de comprendre l’émotion qu’on attend de moi à la lecture, j’ai à deux reprises eu le plaisir rare de sentir un gros sourire débile se planter sur mon visage. Le truc, c’est bien que le cœur du bouquin est super réussi à mes yeux, me rendant attaché autant que curieux, sans jamais sembler forcer le rythme ni les enjeux. Le point d’orgue étant sans doute la romance annoncée très tôt dans le roman qui m’a vraiment fait peur au départ – à cause notamment du caractère un peu particulier de Mac Bain – mais qui se révèle sans doute son point fort, parce que naturelle, jolie et délicate, offrant au roman ses meilleurs moments à mes yeux. D’autant plus que j’ai plutôt apprécié l’idée d’avoir dans ce roman, un peu comme dans La Controverse de Zara XIII, un personnage masculin – et donc quelque part, son auteur – ayant compris les errements toxiques de son genre sans avoir encore totalement intégré les réflexes nécessaires à leur éradication. J’aime les personnages qui apprennent, qui se savent faillibles et se surveillent, font de leur mieux ; c’est une qualité trop rare en littérature, où les protagonistes sont souvent bien trop lisses ou trop rugueux, avec des défauts ou qualités trop saillant·e·s et unidimensionnelles. Ici, Arnauld Pontier laisse la part belle à la complexité sans perdre en cohérence, tant dans les personnalités distinctes que dans les dynamiques interpersonnelles, et ça m’a plu.

Voilà. C’était un chouette roman. Perfectible, oui, manquant sans doute de volume pour atteindre son plein potentiel à mes yeux, passant trop vite ou superficiellement sur une partie de ses questionnements et de ses idées, mais la base est là, et la base est bonne. Les questions demeurent posées, et elles sont bonnes, bien formulées, avec, je trouve, une certaine élégance. SI j’ai un peu moins été convaincu par ce texte que le précédent de l’auteur, c’est uniquement par la relative faute d’un texte moins bien calibré, mais dont les intentions m’ont parlé. Ç’aurait pu, et ça pourrait être mieux, mais c’était d’abord et avant tout bien.
Chouette, disais-je. J’ai refermé ce livre avec le sourire et l’envie de plus. J’aimerais lire d’autres ouvrages dans l’univers qu’Arnauld Pontier a esquissé ici, et savoir comment tout cela pourrait évoluer. Rendez-vous potentiel est donc pris. Et si ce n’est dans cet univers, ce sera ailleurs : il semble que notre amitié littéraire ne fait que commencer.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

4 comments on “Les Enfants de Paradis, Arnauld Pontier

  1. Il faut lire Sur Mars, une novella poétique et admirable qui devrait te plaire.

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    1. Mais je viens de voir que tu l’avais déjà lu… lol

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      1. Laird Fumble dit :

        Sur Mars, non, j’ai pas encore lu, mais c’est prévu. 🙂

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