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Le Tour du Disque #8 – Au Guet !

« C’était tellement facile. Tout ce qu’il y avait à faire, c’était canaliser cette grande fosse septique de jalousie et de ressentiment servile dont les frères disposaient en abondance, domestiquer leurs dissensions terriblement vulgaires qui, à leur manière, avaient une force plus grande que le mal absolu.

Quand j’ai démarré ce Tour du Disque, l’idée était de l’entamer de façon relativement raisonnable. Les trois ou quatre premiers tomes, puis un retour à la normale sur le blog, avec ensuite des incursions ponctuelles, en alternance avec le programme habituel. Seulement, par un pur hasard, j’ai pu remarquer qu’en me débrouillant bien, j’avais l’occasion unique de faire de la centième publication sur ce blog la présente chronique. Comme j’ai pu le dire, Au Guet ! a été ma première rencontre avec Terry Pratchett. Il m’est aujourd’hui impossible de savoir si j’aurais été aussi attaché à cet auteur s’il n’avait pas été l’une de mes premières émotions de lecteur d’Imaginaire ; à vrai dire, j’ai le vague sentiment qu’avant lui, je n’ai pas vraiment de souvenirs aussi puissants, ou alors je les ai inconsciemment tous placés après dans ma chronologie personnelle. Mais peu importe, aujourd’hui il faut regarder la réalité en face. Je suis accro à l’oeuvre de Terry Pratchett et il est impossible de considérer qu’Au Guet ! puisse y être étranger, tout comme il est impossible pour moi de nier l’impact qu’ont pu avoir les Annales du Disque-Monde en général, et le Cycle du Guet en particulier, sur l’homme et libraire que je suis aujourd’hui.
Le symbole était donc trop important, trop signifiant, pour que je passe à côté. Si j’aime l’Imaginaire et ses auteurices, si j’en suis un aussi fervent défenseur, tout à la fois capable d’y trouver autant de choses et disposé à une telle curiosité ; c’est grâce à l’éducation que Terry Pratchett m’a prodiguée au travers de ses histoires et de ses personnages . Il a su me prouver comme peu d’autres la puissance évocatrice de cette littérature, qui au delà de me divertir, a su me faire grandir. Cette sagesse espiègle, ces petites phrases et ces grands principes, distillé.e.s au fil des pages et des dialogues, que j’ai su retenir, aussi volontairement qu’inconsciemment, en les notant ou en les laissant faire leur nid dans mon esprit, ont été autant de bouées de sauvetage, des mantras auxquels je savais pouvoir me raccrocher dans les moments où je craignais me noyer. Voilà pourquoi il était aussi important pour moi de marquer le coup, aussi bassement symbolique que cela puisse être.
Dans mon souvenir, ce premier tome du Cycle du Guet (mon préféré), c’était un coup d’essai. Un excellent tome au demeurant, mais dont certains des principes directeurs devaient, par la suite, être retravaillés par Terry Pratchett pour mieux correspondre à ce qu’il voulait leur faire raconter. Je voyais Carotte comme son personnage principal, le Guet comme un joyeux casting secondaire, dont Vimaire devait surgir par la suite comme le réel héros dont le cycle du Guet avait besoin, reléguant Carotte à un rôle subsidiaire, à cause d’un manque d’aspérités sans doute trop dommageable pour la qualité des intrigues. J’avais particulièrement hâte de retrouver son casting truculent et si attachant.
Le verdict est simple, une bonne partie des mes souvenirs s’avère avoir été affreusement bancale, et l’autre avait bien anticipé la relecture ; le roman est finalement encore meilleur que dans mes souvenirs, même s’il ne correspond pas tout à fait à ce que j’en attendais.

Carotte, jeune humain élevé par les nains durant de nombreuses années, est envoyé à Ankh-Morpork, plus grande ville du Disque, pour y intégrer ce qu’il croit être le prestigieux Guet de nuit afin d’y vivre un parcours qui lui correspondrait au mieux. Pas de chance, il tombe plutôt sur ce qu’il en reste, une troupe réduite à sa plus simple expression, aussi triste qu’inutile, dans une ville qui a changé trop vite autour d’elle. Sans compter que le timing est terriblement mal calculé, une société secrète en quête de chaos s’est mis en tête d’invoquer un dragon, et de se servir du chaos qu’il ne manquera pas de provoquer, pour tenter de rétablir une monarchie à ses ordres. Autant dire qu’il va falloir que tout ce petit monde, sous la direction un peu hasardeuse du capitaine Vimaire, se démène pour tenter de ramener un peu de calme dans la ville.

« La nature humaine, disait toujours le Patricien, était merveilleuse. Dès lors qu’on a trouvé les manettes à actionner. »

Autant être direct, je n’aurais aucun reproche substantiel à faire à ce volume du Disque. On pourra mettre ce jugement sur le compte d’une certaine nostalgie ou d’une faiblesse toute personnelle envers le Cycle du Guet en particulier ; je crois que ça ne compte pas vraiment, il est simplement excellent. Ou bien il a su de nouveau me parler comme les romans des Annales savent si bien le faire parfois. Il faut aussi sans doute admettre le fait que mes capacités de lecture ont bien progressé depuis la dernière fois que je m’y suis attaqué, et que ce qui m’a paru évident dans le sous-texte aujourd’hui ne l’était absolument pas hier ; on peut donc tabler sur un certain effet de surprise.
Commençons donc. Au delà de l’intrigue elle-même, aux teintes socio-politiques, exploitant allègrement les les tropes du roman policier – avec brio, cela va sans dire – il faut bien noter qu’encore une fois, une bonne partie du roman est construit comme une allégorie ; ou tout du moins il est très aisé de trouver des échos très évocateurs dans ce qui est narré et de tracer des parallèles qui paraissent pertinents. À cet égard, il est assez frappant de voir dans l’exploitation faite de la figure du dragon une image de certains discours politiques ; on crée un danger, une menace extérieure, de toutes pièces, pour pouvoir mieux se vanter de l’avoir écarté et en profiter pour faire passer ses propres projets, au mépris des gens qu’on a mis en danger, précisément. Au passage, Terry Pratchett en profite pour également écorner les exécutants de ces basses œuvres, manipulant leurs auditoires, provoquant le pire pour tenter d’en tirer pouvoir et satisfaction toute personnelle. Sans compter le risque de voir ce genre de plan trop bien fonctionner, laissant s’échapper le monstre qui a été créé, empirant donc la situation. Autant dire que dans le contexte actuel, j’ai été sidéré de l’acuité du propos, et surtout par le fait qu’il était toujours aussi pertinent, bien des années après sa prime rédaction.
Comme j’ai pu être sidéré, d’ailleurs, par le fait qu’une bonne partie des idées et problématiques développées par Terry Pratchett n’ont pas pris la moindre ride à l’aune des évolutions de notre société. C’est là, sans doute, l’un des avantages de traiter notre monde au travers d’un reflet déformé par la fantasy, mais ce n’est pas à mes yeux une explication suffisante ; il faut aussi prendre en compte le fait que notre monde, depuis tout ce temps, n’a sans doute pas autant changé que nous l’aurions voulu. Au travers notamment de la description des nains, aux mœurs très « rurales », en opposition aux nains plus « urbains », transformés par leur temps passé à Ankh-Morpork, qui les a éloignés de leurs racines et de leurs traditions. Il est assez facile de voir là une transcription de la figure de « l’étranger », forcé à changer pour être accepté, et qui sera bien plus creusée dans certains des volumes à venir, même si déjà en partie explicitée au travers du regard de Carotte, nain d’adoption, si pur de corps et d’esprit qu’il ne se laisse pas corrompre par les mauvaises influences de la ville double.

« Ils acceptent le mal non seulement parce qu’ils disent « oui » mais parce qu’ils ne disent pas « non ».

L’occasion rêvée de parler d’Ankh-Morpork, qui, au delà d’enfin devenir l’une des toiles de fond principales et inévitables des aventures narrées dans les Annales du Disque-Monde, devient également, par la même occasion un personnage à part entière. Pas tant par la construction et description d’une bonne partie des mécaniques qui font son charme si particulier, mais par l’intégration de sa population à l’intrigue. Rien ne se passe à Ankh-Morpork sans que quelqu’un en soit témoin et ne donne son avis sur la question. Et si la voix de « l’Homme du peuple » est souvent rapportée sur un ton humoristique, notamment grâce à ce style unique, extrêmement oralisé, je n’ai jamais le sentiment que ce soit au dépens de celui ou celle qui parle. Il faut bien admettre que ce qui est rapporté n’est que rarement intelligent, mais il découle du traitement qu’en fait Terry Pratchett une réelle bienveillance et une profonde compréhension des mécaniques de la psychologie humaine. L’exemple premier étant bien entendu le duo composé par le caporal Chicard et le sergent Côlon, parfait représentants des réflexions qui se font dans la rue, aussi ridicules que savantes ; par le mélange improbable entre une complète méconnaissance des sujets abordés et un bon sens d’une simplicité parfois confondante. En effet, quand on voit le soin qu’apporte Pratchett à ses personnages les plus « purs », comme Carotte, incapable de comprendre une métaphore, mais capable de s’interroger de façon parfaitement innocente, on comprend qu’il accorde une réelle valeur à la capacité d’apprentissage de ces derniers. Or, comment apprendre quoi que ce soit si l’on en sait déjà trop ? Les défauts de certains de ses héros n’en sont souvent qu’à cause d’une incompréhension ou d’une méconnaissance, au contraire de leurs antagonistes, qui en sont plutôt par un excès de connaissance ou de suffisance. Ainsi, les héros de Terry Pratchett se définissent plus souvent pour leur capacité à apprendre et à s’amender que par leurs positions morales au départ. Côlon et Chicard ont des réflexions qui touchent au racisme et d’autres gros défauts de pensée, mais dans leurs mots et leurs actes, on comprend que ce ne sont là que des automatismes hérités de discours qui ne sont pas les leurs, à l’instar de beaucoup de silhouettes anonymes croisées au fil des péripéties du Guet. Il ne leur manque que l’occasion de s’élever au dessus de cette condition, dont ils savent se saisir lorsqu’elle se présente, même si c’est avec difficulté et un certain manque de classe.

L’occasion d’aborder le Capitaine Vimaire, mon héros favori du Disque, tout simplement parce qu’il en est un des plus humains. Il nous est d’abord présenté comme l’archétype total du vieux flic désabusé et détruit par la vie, trop lucide pour son propre bien, ayant renoncé à sa propre hauteur. Et si j’avais le sentiment erroné que Carotte était le personnage principal de ce premier volume du Guet, c’est probablement parce qu’il sert de catalyseur à sa renaissance. Carotte est l’étincelle d’espoir et d’innocence qui lui rappelle que le bien ne demeure qu’une illusion ou une possibilité tant qu’on ne travaille pas pour tendre vers lui, à la fois sur soi et sur le monde qui nous entoure, à force de courage et d’entraide. Ce que j’aime profondément chez Vimaire, c’est qu’il ne se sert pas de son cynisme comme d’une excuse, mais comme d’une arme. Fin connaisseur de la nature humaine, dont il a vu le pire puisqu’il la côtoie littéralement en permanence, il sait se détacher de ses propres travers pour les débusquer chez les autres et en tirer le meilleur. Il n’oublie pas mais sait pardonner ; y compris lui-même, avec intransigeance, sans compromission. Sa force est là, en tant que flic, mais aussi et surtout en tant qu’être humain, et donc en tant que personnage. Il ne fait pas de différence entre ses interlocuteurs sans se baser sur les éléments qui lui permettraient de le faire avec un sens aigu de la justice. Là où d’autres personnages regardent et jugent Carotte ou Dame Ramkin sur leurs origines ou leur statut social, lui se contente de leur parler puis de les juger sur leurs actes, en priorisant son travail et ses valeurs à son propre statut ou sa réputation. C’est d’ailleurs cette qualité rare qui le rendra si précieux au Patricien, trop habitué aux séances de flagornerie que lui réserve son statut de chef suprême d’Ankh-Morpork, qui voit un réel intérêt dans cette franchise radicale du capitaine du Guet.
Patricien qui, pour sa troisième apparition, adopte enfin l’attitude et le mode de pensée qu’on lui connaîtra par la suite, à l’exception de quelques menus détails ; on appréhende enfin son mode de pensée unique qui ferait passer Machiavel pour un débutant des sciences politiques. Et même si bon nombre de ses raisonnements ne pourraient pas réellement s’appliquer ailleurs que sur le Disque-Monde, ils soulèvent cependant bien des questionnements hautement pertinents sur le fonctionnement de notre modèle politique et l’équilibre des pouvoirs, jouant encore une fois de la puissance évocatrice de l’absurde dont Terry Pratchett use comme personne. On en viendrait parfois à se demander s’ils sont si absurdes que ça, précisément.

« On est comme ça à Ankh-Morpork. Quand on ne peut ni convaincre, ci corrompre, on fait semblant d’avoir toujours été d’accord. »

Dans un tout autre registre, l’un des grands plaisirs de ce volume est l’établissement d’un sentiment de continuité, sans pour autant sacrifier à la nouveauté ou certaines évolutions. On commence à discerner, ça et là des allusions à des volumes passés, évoquant « Maîtresse Goussedail » des Trois Soeurcières ou « un jeune couple de Sto Hélit » sorti de Mortimer, simplement glissées là pour le plaisir du lecteur attentif, sans nécessité particulière ou intérêt supplémentaire. Ou bien on creuse ce qui existait déjà, avec comme exemple parfait le Bibliothécaire (<3), dont on exploite plus profondément les possibilités, donnant lieu à de superbes scènes comiques, de mime, notamment, dont la transcription dialoguée est une véritable masterclass. Par ailleurs, l’humour référentiel est désormais utilisé d’une nouvelle façon ; en faisant prononcer ou penser à Vimaire quelques répliques cultes du cinéma, Terry Pratchett lui prête indirectement des qualités propres aux personnages et acteurs les ayant prononcées, un moyen rapide et efficace de gagner du temps sur les descriptions de façon relativement subtile. Ainsi, Vimaire devient un mix improbable mais somme toute redoutable entre Humphrey Bogart, Clint Eastwood, Sherlock Holmes et – fantaisie de Patrick Couton sans doute – Jean Gabin.
L’exploitation des tropes de la fantasy passe également un nouveau cap, gagnant en profondeur par leur étaiement dans la réalité du Disque. Certaines choses qui avaient pu n’être présentées que comme des particularités amusantes de ce monde, si étrange pour nous, commencent à montrer leur cohérence et les conséquences de leur existence. Cela permet à Terry Pratchett de se défaire des aspects les plus parodiques pour gagner en qualité satirique mais surtout d’inscrire son univers dans sa propre réalité. La conséquence la plus profitable de cet état de fait étant, par la même occasion, de pouvoir se permettre de tordre encore plus les mythes et légendes que nous connaissons à son avantage pour leur donner de nouvelles significations, qui désormais lui appartiennent en propre. Le meilleur exemple étant sans doute celui des dragons, qui se retrouve littéralement explosé (pun much intended). Ainsi, le jeu sur la surprise est encore plus efficace et ouvre des chutes bien plus inattendues sans pour autant perdre en crédibilité ni réalisme à l’aune du Disque ; nous y gagnons à la fois en humour et en force de frappe, narrative comme satirique.
Il me faut aussi saluer le personnage de Sybil Ramkin qui prouve encore une fois que je n’ai vraiment plus de craintes à me faire sur la représentation féminine en dehors du cycle des Sorcières. Quel personnage. Elle échappe à absolument tous les clichés possibles et pièges dans lesquels Terry Pratchett aurait pu tomber. À l’instar de Vimaire, elle est profondément humaine, avec autant de qualités que de défauts, mais des qualités et un personnalité tellement hors normes qu’elle constitue pour moi une des meilleures créations du roman, ne serait-ce que pour l’influence future qu’elle aura sur le Guet. Mais ce sont là sans doute des réflexions pour un prochain volume.

Ce volume est bien plus riche que je ne crains le laisser paraître, mais j’ai peur de trop en dire pour cielles qui ne se sont pas encore penché.e.s sur les Annales du Disque-Monde. Je crois en y repensant que bien des personnages et réflexions présentes dans ce roman pourraient faire l’objet d’une lecture allégorique relativement précise bien plus étendue, mais il faut, au delà de préserver quelques surprises, également me ménager des espaces de réflexions pour d’autres tomes à venir qui déploieront j’en suis sûr les mêmes dispositifs idéologiques. Nul besoin de charger la bête.
Demeure qu’Au Guet ! confirme dans mon cœur son statut de chouchou intemporel. Je sais très bien que certains tomes à venir seront encore meilleurs, y compris hors du cycle du Guet, mais on n’oublie pas sa première fois, surtout quand il s’agit de rencontrer des personnages aussi attachants que ceux-là. La force principale demeure dans l’aspect satirique brillant des rapports socio-politiques, dans un monde civilisé et organisé, où chacun voit midi à sa porte et où il demeure trop facile pour les détenteurs du pouvoir d’orienter les masses dans le sens qui les arrange, de jouer avec le destin des populations pour des intérêts personnels.
Le cycle du Guet pose là les bases solides qui feront sa réussite pour les opus à venir, entre humour, camaraderie, personnages profondément humains, et la toile de fond si particulière d’Ankh-Morpork pour justifier les folies et excès narratifs de ses intrigues politico-policières et jouer avec nos attentes. Ma hâte ne fait que grandir pour les autres tomes de ce cycle, sachant quels thèmes y anticiper.
Aux prochains épisodes, donc. 🙂

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

9 comments on “Le Tour du Disque #8 – Au Guet !

  1. Symphonie dit :

    Le cycle du Guet est mon préféré également, je crois que c’est avec ce tome que j’ai réellement commencé à adorer le Disque-Monde. Quant au personnage de Vimaire, c’est vraiment l’un des plus intéressants et un de ceux qui évoluent le plus à mon avis. J’ai quand même un attachement tout particulier pour Vétérini^^

    Aimé par 1 personne

    1. Laird Fumble dit :

      Tout pareil de mon côté. Je crois que je vais prendre un plaisir tout particulier à les redécouvrir tous les deux, surtout leurs échanges et leur rapport si singulier. 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Noob dit :

    Bonjour ! Je découvre cette série de posts, et ça me donne terriblement envie de me replonger dans les œuvres de Pratchett…

    Le cycle du Guet est sans doute mon favori du Disque-Monde, même s’il a un côté très « grands hommes font de grandes choses » qui me dérange parfois. Vimaire est un personnage incroyable, et le Guet va encore le renforcer dans les futurs volumes.

    Bonne continuation pour ce tour du Disque ! =)

    Aimé par 1 personne

    1. Laird Fumble dit :

      Au contraire, j’aurais tendance à trouver qu’en dehors du Patricien, ce sont souvent plutôt les actions communes de pleins de « petites gens » qui parviennent à faire de grandes choses dans ce cycle, et c’est pour ça que je l’aime autant. Mais ce ne sont que mes souvenirs, on verra quelle analyse j’en ferais quand je serais plus avancé dans ma relecture.
      Merci beaucoup en tout cas !

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      1. Noob dit :

        C’est le cas dans Ronde de Nuit, mais dans pas mal d’autres (le Guet des Orfèvres, le Cinquième Éléphant, Jeu de Nains, Coup de Tabac…) c’est quand même Vimaire qui sauve tout, parfois aidé par quelques dirigeants éclairés (Veterini, le Petit Roi des Nains…). Après y a aussi Pieds d’Argile ou Va-t-en-Guerre qui sont plus partagés dans mon souvenir… bref, j’attends de voir ce que tu (je me permets de tutoyer :p) en penseras, peut-être que j’en ai un souvenir biaisé !

        (pour préciser, je ne dis pas que les « petites gens » sont invisibles ou des potiches ; mais que les changements positifs viennent du haut, de tyrans éclairés, qui ne répondent finalement qu’à eux-même… ce n’est pas forcément négatif, vu que ça donne des personnages incroyablement puissants comme Vimaire ^^)

        Après, c’est un trope classique en fantasy, et je pense que ça me « dérange » principalement parce que le Disque-Monde est un miroir de notre monde. Je précise quand même que je reste un énorme fan de Pratchett, et notamment du cycle du Guet ! Bref, bonne continuation, je continuerai de suivre les billets (qu’ils soient sur Pratchett ou d’autres). =)

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      2. Laird Fumble dit :

        La question mérite complètement d’être posée ! Reste à déterminer si Vimaire est puissant ou non, justement ; c’est un angle hyper intéressant à creuser !
        Merci pour ton éclairage, je ne manquerais pas d’y songer quand le temps du Guet sera (re)-venu ! 🙂
        Et bienvenue, du coup, j’espère que les autres chroniques t’intéresseront autant. =)

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      3. Noob dit :

        Oups, je me suis mal exprimé ; Vimaire est puissant dans sa personnalité, sa caractérisation, ses valeurs… sa puissance « réelle » est grande aussi (à partir du moment où il devient duc), mais on est déjà attaché à lui avant. ^^;
        Pour reformuler : si Vimaire était moins présent, moins décisif sur les intrigues, je pense qu’il serait aussi moins passionnant en tant que personnage. Honnêtement, même si j’aime beaucoup Carotte et le reste du Guet, je trouve que c’est Vimaire qui porte ces romans, donc peut-être cette (relative) verticalité était-elle le prix à payer pour avoir un personnage aussi incroyable ?

        Bref, je verrai ce que tu en penses, et si ce ne sont pas mes souvenirs qui me font défaut. =P

        Bonne continuation, et les billets que j’ai lus me donnent encore plus de pistes de lecture… merci !

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      4. Laird Fumble dit :

        Ah oui, de ce point de vue là, je ne peux que te donner raison. Même si je pense que l’influence des différents membres du Guet ou de Sybil joue beaucoup sur ses prises de décision ; c’est aussi sa capacité à ne pas être seul qui le rend si puissant. C’est aussi pour ça que ça marche.
        Mais effectivement, j’aurais maintes occasions de mettre ces théories à l’épreuve. 🙂
        Et merci à toi, du coup.

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