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Notre Dame des Loups, Adrien Tomas

Through The Never – The Hu (extrait de l’album The Metallica Blacklist)

Ça fait un bout de temps que je me suis promis de lire le travail d’Adrien Tomas en plus grande quantité ; la lecture d’Engrenages et Sortilèges ayant été une superbe surprise, constituant de sacrées promesses pour le compte du reste de sa bibliographie. Honte sur moi et sur ma PàL, j’ai mis beaucoup trop de temps à tenir cette promesse, avec le roman qui nous intéresse aujourd’hui, qui m’a fait craquer à la simple vue de sa (sublime) couverture lors d’une opération de dédicaces en ligne organisée par Mnémos, jamais les derniers sur les bons coups.
Enonçons clairement la couleur de cette chronique ; je vais faire court, et manquer de superlatifs.
Parce que Notre Dame des Loups, ça dé-fonce, et que c’est difficile d’aller au delà du simple constat.

1868, un groupe de chasseurs singuliers se faisant appeler les Veneurs s’enfoncent dans les confins de l’Amérique sauvage et enneigée, à la poursuite de Notre Dame des Loups. C’est une chasse à mort, où les proies sont aussi de terribles prédateurs, et où la mort peut surgir à tout moment pour prendre son dû.

Alors, pourquoi c’est trop bien ?
D’abord, un aspect qui provoque un kiff très personnel, que j’apprécie d’autant plus quand c’est bien fait : c’est la multiplicité des points de vue. Pour chaque chapitre, son personnage, apportant son propre éclairage sur la situation, et/ou du contraste avec ce qui a pu se passer avant, mais pouvant également préparer le terrain pour ce qui va suivre avec une certaine malice. Ça manque peut-être un tout petit peu de caractérisation dans les discours à la première personne, mais je pinaille, parce que l’essentiel est ailleurs à mes yeux ; à savoir dans la puissance évocatrice de la narration. Si les personnages manquent peut-être un poil de vocabulaire différencié (c’est mon seul, unique et si léger reproche), iels ont tout de même de la personnalité et du souffle à revendre, notamment dans les dialogues, ce qui donne une furieuse envie de les suivre et de savoir comment leur chasse va se terminer.

À cet égard, je dois saluer la qualité d’intensité de ce court roman/cette longue novella, qui ne transige sur rien, tranche dans le vif, fait dans le ciselé, sans un morceau qui dépasse. En un mot : efficacité. Pas le moindre risque d’ennui ou d’avoir le temps de se poser les mauvaises questions, on est trop embarqué pour ça. Et de toute façon, Adrien Tomas a tout prévu, avec malice autant que maestria. C’est un sprint littéraire rare auquel j’ai bien volontiers pris part, tellement j’étais emporté dans cette incroyable et incessante tempête de neige, de sang, de tripes et de larmes. L’auteur y fait la part belle à un excellent équilibre entre action et émotion, sachant souvent lier les deux à l’aide d’une plume aussi précise que vivante, en variant organiquement ses registres au gré des besoins du récit. Et du coup, tout y est. De l’ambiance aux péripéties aux émotions, au travail original sur une matière imaginaire souffrant parfois d’un travail archétypal, en passant par quelques réflexions discrètes mais foutrement pertinentes. Et pour moi, ça marche du feu de dieu, si vous ne l’aviez pas encore compris.

Je comprends mieux la réédition, du coup ; il fallait bien un écrin à la hauteur du contenu – pas que les anciennes couvertures fussent moches, mais vous me comprenez, j’espère – et il fallait aussi refaire parler, au moins un peu de ce roman, qui mérite toute l’attention qu’on peut lui porter, pour peu qu’on soit amateurice d’Imaginaire un peu costaud mais pas bas du front.
Une sorte de petit miracle, un éclair dans une bouteille. Un kiff magistral, ni plus ni moins, que j’ai dévoré en deux fois, sans le moindre regard en arrière.
Décidemment, j’ai bien fait de me faire un petit stock de bouquins d’Adrien Tomas pour d’autres occasions ; je crois que le monsieur et moi sommes littérairement faits pour nous entendre.
À la prochaine, donc.

Au plaisir de vous recroiser.
En attendant, que votre avenir soit rempli d’étoiles. 😉

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